Les membres de Compositrix vous proposent une sélection de concerts à Bruxelles autour de compositrices classique et jazz, en passant par la musique globale* et contemporaine.
Musique classique et contemporaine
Focus : Ars Musica
En novembre, le festival Ars Musica sera l’occasion de découvrir de nombreuses compositrices contemporaines à Bruxelles !
Kristine Tjøgersen (1982, Norvège)

Compositrice phare de cette édition, qui a fait des liens entre nature et musique le centre de sa thèse, elle sera jouée lors de 7 évènements très variés : concert pour enfants, musique de chambre, musique symphonique, écoute « immersive »…
» UNFOLDING NATURE – Nature Expressed through Classical and Contemporary Composition : tel est le titre de la thèse que la musicienne norvégienne Kristine Tjøgersen, née à Oslo en 1982, a écrite dans le cadre de ses études à l’Université Anton Bruckner de Linz (Autriche).
Aujourd’hui, compositrice reconnue à travers le monde, elle collabore avec des ensembles ou orchestres parmi les plus prestigieux (Kronos Quartet, Klangforum Wien, WDR Sinfonieorchester, Oslo Philharmonic…). La nature – dont nous faisons partie intégrante – est toujours au cœur de son travail musical. Une sensibilité teintée d’humour s’y mêle à un profond amour du son et à un dialogue permanent avec d’autres formes d’expertises (biologistes notamment) «
Retrouvez cette compositrice les 14, 15, 16, 17, 29 novembre et le 4 décembre. Pour plus d’infos : consultez l’agenda du festival.
Anna Thorvaldsdottir (1977, Islande)

Anna Þorvaldsdóttir a étudié la composition à l’université de Californie à San Diego, où elle a obtenu ses MA et PhD. L’Orchestre symphonique d’Islande a créé et enregistré quatre des pièces d’orchestre de Þorvaldsdóttir. Anna Þorvaldsdóttir a reçu en 2012 le Prix musical du conseil nordique pour son œuvre pour orchestre Dreaming, une des pièces de son album Rhízōma.
Enigma (partie 1) par le quatuor Diotima le dimanche 15 novembre à 17h à BOZAR
Spectra le mercredi 25 novembre à 20h30 à BOZAR par Het Collectief
Ad Genua le vendredi 27 et le samedi 28 novembre à 20h à l’église St Augustin de Forest
CATAMORPHOSIS pour orchestre ,le vendredi 4 décembre à 20h à BOZAR
« Dans Catamorphosis, notre compositrice en résidence, Anna Thorvaldsdottir fait naître une musique faite de lentes mutations et de transformations irréversibles. Le son devient matière, façonné par la tension et le temps. »
Kaija Saariaho (1952-2023, Finlande)

Installée en France en 1982, elle est influencée par la musique spectrale et développe son propre style musical en employant des dispositifs électroniques comme partie intégrante de ses compositions.
Elle travaille à l’IRCAM pendant plusieurs années et est reconnue pour ses ouvrages de musique de chambre autour du violoncelle ainsi que pour ses opéras.
Nymphéas par le quatuor Diotima à BOZAR le dimanche 15/11 novembre à 17h
Lichtbogen par l’ensemble Hopper à BOZAR le samedi 21 novembre à 20h
Frises, for violin and electronics à BOZAR le dimanche 22 novembre à 11h
Vent nocturne pour alto et électronique à Van Volxem Forest le mardi 24 novembre à 20h
Bergrún Snæbjörnsdóttir (Islande)

« En 2026, sa composition Intraloper a été nommée pour le prix de musique du Conseil nordique. Ses œuvres ont fait l’objet de commandes de la part d’ensembles et d’institutions tels que l’International Contemporary Ensemble, l’Orchestre symphonique d’Islande, Yarn/Wire, l’INA GRM et le festival Tectonics ; elles ont été interprétées par des formations comme l’Orchestre philharmonique d’Oslo, l’Ensemble Musikfabrik, Norrbotten NEO et KNM Berlin. »
Exsolver , Création Mondiale – Commande d’œuvre Ars Musica à Gand le lundi 16 novembre à 20h
Apolline Jesupret (Belgique)

« Lauréate du Prix “Ça balance Musique Contemporaine” en 2019 ainsi que le prix “André Souris” en 2021, elle reçoit des commandes de nombreux festivals en Belgique et en Europe (Premier Concerto pour Violon interprété au Botanique par Maya Levy et l’Ensemble Musiques Nouvelles, Bleue pour orchestre symphonique créé par le Belgian National Orchestra à Bozar en février 2024…). »
Cœurs mécaniques , Création Mondiale – Commande d’œuvre Ars Musica , Jardins intérieurs , Création Mondiale – Commande d’œuvre Ars Musica au Senghor –
Concert olfactif le mercredi 18 novembre à 10h et à 20h
Alice Hebborn (Belgique)

« La compositrice Alice Hebborn construit des nappes sonores envoûtantes, où l’électronique se mêle la plupart du temps à un ou des instrument(s) acoustique(s). Sa musique a été interprétée par des ensembles tels que LAPS Ensemble, Musiques Nouvelles ou encore l’Ensemble Fractales. »
Création d’une de ses oeuvres pour orgue, électronique et voix, le vendredi 20 novembre à 20h à l’église St Augustin de Forest
Création le jeudi 26 novembre à 19h au Senghor
Maija Hynninen (1977 , Finlande)

« Sa musique a été commandée et interprétée par de nombreux ensembles et institutions, dont YLE, Radio France et l’Ensemble L’Itinéraire, et présentée dans des festivals internationaux tels que Music Nova Helsinki, les Nordic Music Days, EXPO Milan 2015 ou le San Francisco Tape Music Festival. »
Lumen Boreale par l’ensemble Hopper le samedi 21 novembre à 20h à Bozar
Helena Tulve (1972, Estonie)

« Née à Tartu en 1972, une des figures majeures de la musique contemporaine estonienne. Unique élève d’Erkki-Sven Tüür à l’Académie de musique d’Estonie, elle s’installe en France et obtient un Premier Prix au Conservatoire de Paris en 1994. Elle y étudie également le chant grégorien, qui, aux côtés de la musique spectrale française et des traditions orales orientales, influence profondément son œuvre : lignes fluides, écoulement méditatif du temps, dimension métaphysique… Sa musique est faite de processus sonores organiques inspirés de la nature. Nommée Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres en 2012, elle enseigne la composition à l’Académie Estonienne de Musique et de Théâtre et assure la direction artistique des Journées de la Musique Estonienne. »
Création , Création Mondiale – Co-commande Laps & Ars Musica. Avec le soutien du Baltic Culture Fund au Senghor le jeudi 26 novembre à 19h
Anna Fišere (Lituanie)

« Anna Fišere est une compositrice lettone, reconnue pour ses œuvres immersives conçues pour des lieux spécifiques et ancrées dans des environnements naturels. Son travail couvre des domaines variés : musique de chambre, opéra, musique pour chœur et ensembles vocaux, pièces pour instrument seul ou en duo, musique électroacoustique et installations sonores. Fascinée par les propriétés les plus complexes du son, elle l’aborde comme un organisme vivant qui incarne, en soi, une forme musicale. »
Ouroboros , Création Mondiale au Senghor le jeudi 26 novembre à 19h
Juliette Recasens (France, Belgique)

Quarks III au Senghor le jeudi 26 novembre à 19h
Maria Kõrvits (1987, Estonie)

« Maria Kõrvits a étudié la composition à l’École supérieure de musique de Tallinn auprès d’Alo Põldmäe, puis a obtenu son diplôme à l’Académie estonienne de musique et de théâtre, où elle a suivi l’enseignement de Tõnu Kõrvits et d’Helena Tulve. Elle a par ailleurs approfondi sa pratique lors de masterclasses avec des compositeurs tels qu’Arvo Pärt, Erkki-Sven Tüür et Veljo Tormis. Elle a également été compositrice en résidence au Lovisa Artists’ Studio ainsi qu’au Centre pour la musique et les arts sonores (Centre for Music and Sonic Arts) au Mexique. »
Akvarell II au Musée des Instruments (MIM) le dimanche 22 novembre à 15h

En dehors du festival Ars Musica, vous pourrez aussi découvrir …ISOLE…, une création de Helena Winkelman par l’Amelio Trio lors d’un concert croissant le dimanche 01 novembre à 11h à BOZAR.
« La violoniste Johanna Schubert, la violoncelliste Merle Geißler le pianiste et Philipp Kirchner avaient à peine treize ans lorsqu’ils ont formé l’Amelio Trio. L’amitié musicale qui lie ces trois musiciens allemands, dont le deuxième album sortira à l’automne 2026, les a menés sur les scènes internationales. Un coup d’œil au programme nous met déjà l’eau à la bouche : parmi les quarante-cinq trios de Haydn, Amelio opte pour le Trio pour piano en fa majeur de 1784-85, une œuvre qui met le plaisir intime du jeu sur un piédestal. Ensuite, place à une œuvre écrite spécialement par la compositrice et violoniste Helena Winkelman pour l’Amelio Trio dans le cadre de leur nomination en tant qu’Echo Rising Star. Le Trio avec piano n° 3 de Robert Schumann clôturera la matinée avec des dialogues expressifs entre le piano, le violon et le violoncelle. »
Jazz, musique électronique et globale

Le lundi 02 novembre à 20h aura lieu au Music Village un concert-hommage du Lisett Quintet.
« Le Lisett Quintet propose un hommage jazz empreint d’âme aux voix légendaires d’Ella Fitzgerald, Nina Simone et bien d’autres. Rejoignez la chanteuse néerlandaise envoûtante Lisett Wever et son quintette international pour une soirée inoubliable. Avec des morceaux entraînants tels que « My Baby Just Cares for Me » et « How High the Moon », ce concert intimiste promet de vous réchauffer le cœur et de vous faire vibrer au rythme du swing. »

Le mardi 03 novembre à 20h aura lieu au Sounds Jazz Club un concert de la chanteuse Martina Camargo, légende vivante de la musique afro-Colombienne.
« Martina Camargo est l’une des plus grandes « cantadoras » de Colombie et une figure majeure de la « tambora », cette tradition musicale afro-colombienne issue de la région du fleuve Magdalena. Originaire de San Martín de Loba, elle fait rayonner ce répertoire à travers les Amériques, l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient depuis plus de trente ans. Son album Canto y Río lui a valu une nomination aux Latin Grammy Awards 2024, et elle a reçu en 2026 la « Medalla de la Orden Pedro Romero » à Carthagène, en reconnaissance de son parcours artistique et de son engagement pour la préservation de la culture afro-colombienne. Articulée autour d’une voix puissante, de chants en « appel et réponse » et de percussions traditionnelles, la musique de Martina préserve les récits et les rythmes de ses communautés, tout en abordant des thématiques telles que l’émancipation des femmes, le déplacement des populations, la protection de l’environnement et la résistance culturelle. Une nouvelle génération, à l’échelle mondiale, a découvert sa voix grâce à des remix électroniques qui cumulent des centaines de millions d’écoutes. »

Le mercredi 04 novembre à 19h30, la poétesse palestinienne Asmaa Azaizeh présentera la performance poético-musicale saisissante Ne me croyez pas si je vous parle de la guerre. Le concert aura lieu à BOZAR, Rue Ravenstein 23, 1000 Bruxelles.
« Dans cette création aux multiples strates, ses poèmes puissants occupent le cœur du dispositif, où s’entrelacent histoires personnelles et mémoires collectives, faisant émerger des interrogations autour de l’espoir, de la violence et de l’identité.
Asmaa Azaizeh est accompagnée par la musicienne Haya Zaatry, dont la voix, la guitare et les textures électroniques confèrent à la poésie une dimension supplémentaire, à la fois sensible et immersive.
À l’issue de la performance, Asmaa Azaizeh s’entretiendra avec Brigitte Herremans autour de son travail poétique. »

Le jeudi 05 novembre à 20h30 aura lieu au Music Village un concert-hommage à la chanteuse Maurane, par Natacha Wuyts, Patrick Deltenre et Charles Loos.
« Si l’on vous parlait de Claudine Luypaerts, vous ne sauriez probablement pas de qui il s’agit. Pourtant, vous en connaissez les chansons par cœur. Maurane est une chanteuse, auteure-compositrice-interprète et actrice belge, dont les titres les plus célèbres ont été repris par des millions de mélomanes à travers le monde.
Voix en or de la chanson francophone, Maurane alliait une grande sensibilité à un talent d’interprète exceptionnel, offrant à son public une belle dose de swing et d’émotion. C’est aux côtés de Charles Loos — premier pianiste de Maurane (au sein du groupe HLM) — et de Patrick Deltenre, qui l’a accompagnée pendant plus de 25 ans, que Natacha Wuyts nous fait l’honneur de lui rendre hommage. »

Le vendredi 06 novembre à 20h aura lieu à BOZAR un double concert de musique électronique, par les compositrices Marina Herlop et Liz Harris.
« Pianiste, compositrice, productrice et chanteuse, Marina Herlop présente Dja Dja (2026), son album le plus audacieux à ce jour. Conçu comme une œuvre continue, il explore la transformation, le combat intérieur et l’affirmation de soi à travers un langage musical singulier mêlant expérimentation sonore et intensité émotionnelle. Après Pripyat (2022) et Nekkuja (2023), elle enrichit son univers sonore de nouvelles textures, d’arrangements pour cuivres et d’une architecture musicale d’une grande finesse.
Depuis plus de vingt ans, Grouper, le projet solo de la musicienne et productrice américaine Liz Harris, crée une musique aussi fragile et intime que rugueuse. Autour de voix éthérées, elle tisse différentes strates sonores, du piano et de la guitare acoustique subtilement bruités aux field recordings. Son douzième album, Shade, est paru en 2021. À Bozar, laissez-vous emporter par cette musicienne énigmatique, qui se produira à nouveau en Belgique pour la première fois depuis 2018. »

Le vendredi 06 novembre à 20h15 aura lieu à Flagey un concert en trio avec la jazzwoman Farida Amadou (basse, éléctronique).
« Depuis plusieurs années, l’expérimentation sans compromis est au cœur du travail de Farida Amadou, née à Liège et basée à Bruxelles. Son jeu de basse singulier et intuitif est le partenaire idéal de Marc Ribot et Ches Smith, deux figures majeures de la scène américaine de l’improvisation expérimentale. »

Le samedi 07 novembre à 20h30 aura lieu à Flagey un concert de la diva Zina Daoudia.
« Assister à un concert de Zina Daoudia, c’est plonger dans une atmosphère festive et vibrante où la ferveur du public se mêle à l’énergie débordante de l’artiste. Dès les premières notes, l’ambiance s’enflamme : les spectateurs chantent et dansent, portés par les rythmes chaâbi et les sonorités Raï revisitées. Sur scène, la Diva Zina Daoudia captive avec sa présence charismatique et sa voix puissante, créant une véritable communion entre elle et son auditoire. »

Le dimanche 08 novembre à 20h30 aura lieu au Music Village le concert Shakespeare Revisited, par la compositrice belge et interprète Caroll Vanwelden, accompagnée de Dominique Vantomme et Jean-François Assy.
« La chanteuse, pianiste et compositrice belge Caroll Vanwelden a développé un langage musical qui lui est propre, ancré dans le jazz et enrichi par la pop, la musique de chambre et l’électronique. Sa musique est intime, atmosphérique et cinématographique.
Avec Shakespeare Revisited, elle insuffle une vie nouvelle et surprenante aux sonnets de Shakespeare, en les transformant en chansons contemporaines. Loin de la simple déclamation classique, elle propose une musique où les mots deviennent les paroles de mélodies tour à tour fragiles et intimes, ou bien puissantes et captivantes. L’amour, le désir, le doute et le passage du temps y résonnent avec une proximité saisissante, plus de 400 ans plus tard. »

Le mardi 10 novembre à 20h30 à BOZAR aura lieu un concert de la violoncelliste, compositrice et improvisatrice sud-coréenne Okkyung Lee, véritable phénomène de la musique expérimentale.
« Depuis plus de 25 ans, Okkyung Lee, violoncelliste, compositrice et improvisatrice sud-coréenne à l’esprit aventurier, est un phénomène de la musique expérimentale. Elle séduit par son langage musical très personnel et intense, riche en « techniques étendues » à l’état brut, mais où surgissent aussi de temps à autre des mélodies apaisantes (comme en témoigne l’album Yeo-Neun). Elle puise son inspiration dans des univers très variés : noise, musique classique, jazz, musique traditionnelle de son pays natal. Lee figure sur plus de trente albums et a collaboré avec des noms prestigieux tels qu’Arca, Ellen Fullman, Jenny Hval, Vijay Iyer, Phill Niblock, Bill Orcutt, John Zorn… À l’invitation de Bozar et Le Guess Who, Lee engage le dialogue, dans la toute nouvelle création gyeol, avec les sonorités captivantes d’instruments sud-coréens tels que le gayageum, le haegeum et le daegeum. »

Le vendredi 13 novembre à 20h15 aura lieu à Flagey un concert de Yoon-jeong Heo, maître du Geomungo et véritable figure de la musique traditionnelle coréenne.
« Le terme de « maître du geomungo » ne suffit pas à rendre compte de l’univers musical de Yoon-jeong Heo, qui explore avec virtuosité la musique traditionnelle, néo-traditionnelle, contemporaine, avant-gardiste et improvisée. Son approche singulière, fondée exclusivement sur des instruments et des éléments musicaux traditionnels tout en proposant une sonorité plus moderne que la plupart des interprétations traditionnelles, a séduit les publics internationaux et suscité un intérêt croissant pour la musique coréenne à travers le monde.
Son œuvre « Masterful Harmony », qui a remporté le Grand Prix des Seoul Arts Awards en 2023, témoigne de son profond respect pour la musique traditionnelle coréenne ainsi que de sa volonté de la porter au plus haut niveau. La musique et la danse se rencontrent dans l’univers de la musique traditionnelle et s’entrelacent pour atteindre ensemble leur apogée. À travers cette œuvre, le public se voit offrir une manière nouvelle et complète de découvrir et d’apprécier la musique traditionnelle. »

Le vendredi 13 novembre à 20h30 aura lieu au Music Village un concert-hommage à la chanteuse Aretha Franklin, avec notamment les chanteuses Natacha Wuyts, Magy Tyson et Simona Brezanova.
« Ce groupe hommage exceptionnel vous emmènera dans un voyage musical à travers les plus grands succès d’Aretha Franklin, en capturant son énergie intemporelle et son âme profonde.
Avec non pas une, ni deux, mais trois chanteuses exceptionnelles aux commandes, leur prouesse vocale vous envoûtera dès la toute première note.
Des ballades poignantes aux hymnes entraînants, ce groupe talentueux vous fera danser dans les allées et reprendre en chœur les paroles, tout au long de la soirée.
Attendez-vous à une expérience de concert inoubliable, empreinte de joie pure, de mélodies habitées par l’âme et de la puissance indéniable de la musique d’Aretha. »

Le samedi 14 novembre à 20h30 aura lieu au Music Village un concert de Sarah Letor et son Soul band.
« Depuis ses débuts musicaux, elle puise son inspiration chez son idole de toujours, Stevie Wonder — à qui elle rend hommage, tout en y apportant sa touche personnelle, qu’elle transmet à son public. L’univers de Sarah Letor est empreint d’une fraîcheur et d’une énergie qui rayonnent à travers sa musique… Autant se laisser gagner par son enthousiasme ! »

Le dimanche 15 novembre à 18h aura lieu au Sounds Jazz Club un concert de la chanteuse et guitariste Chantal Acda en duo avec la trompettiste Rachel Therrien.
« L’auteure-compositrice-interprète néerlando-belge Chantal Acda a débuté sa carrière musicale en 2006 sous le nom de scène Sleepingdog. Depuis le succès de « Let Your Hands Be My Guide » (2013) — son premier album publié sous son propre nom —, elle a collaboré avec de nombreux artistes inspirants, tels que Nils Frahm, Damien Rice, Borgar Magnason et Bill Frisell, et a joué au sein de formations comme Isbells et Marble Sounds. Parmi ses albums les plus récents figurent « Silently Held » (2024), aux influences jazz, et « The Whale » (2025), un disque orienté rock alternatif. Sa voix empreinte de sensibilité et ses textes profondément personnels ont conquis le public à travers toute l’Europe. Trompettiste, compositrice, productrice et cheffe d’orchestre nommée à trois reprises aux Grammy Awards, Rachel Therrien est reconnue pour la puissance émotionnelle de son jeu, son audace dans l’improvisation et une vision artistique qui transcende les genres. Partageant son temps entre New York, Montréal et La Havane, elle fusionne le jazz contemporain avec les traditions afro-diasporiques, intégrant des rythmes afro-caribéens et latino-américains dans une expression musicale moderne et audacieuse. Lauréate d’un prix aux Canadian Folk Music Awards (2026) dans la catégorie « Album instrumental de l’année », du Grand Prix de jazz TD (2015) et du prix Stingray « Étoile montante » (2016), Rachel Therrien a également été nommée à plusieurs reprises aux prix JUNO et ADISQ. Elle dirige le projet de jazz latino acclamé Mi Hogar II ainsi que le duo Dialogue avec le pianiste Albert Marqués (chez Chronograph Records), et s’est produite aux quatre coins du monde dans des salles prestigieuses telles que le Blue Note à New York, le SFJAZZ et le Lincoln Center dans le cadre du festival Summer for the City. »

Le jeudi 19 novembre à 20h, la chanteuse Cécile McLorin Salvant viendra présenter en concert son nouvel album With Every Breath I Take avec le Belgian National Orchestra à BOZAR.
« Cécile McLorin Salvant navigue avec une étonnante liberté entre des mondes musicaux rarement réunis. Elle redonne vie à des chansons oubliées, raconte des histoires peuplées de personnages hauts en couleur et chante en quatre langues : anglais, français, occitan et créole haïtien. Jessye Norman saluait chez elle « une voix unique, portée par l’intelligence et une musicalité accomplie ». Le New York Times l’a comparée à Billie Holiday, Sarah Vaughan et Ella Fitzgerald. Lauréate de trois Grammy Awards du meilleur album vocal jazz, elle a également reçu en 2020 la prestigieuse MacArthur Fellowship, surnommée la « genius grant ». »

Le samedi 21 novembre à 20h à l’atelier Marcel Astir, Le Mow Quartet présentera « À la croisée du classique et du folk de l’Orient à l’Occident », avec une oeuvre de Florence Price, des compositions de Silvia Bazantova et des arrangements de musique traditionnelle du groupe.
« Ce groupe 100 % féminin surprend dès les premières notes. Issues des Conservatoires royaux de Belgique, ces quatre musiciennes maîtrisent aussi bien les quatuors de Haydn que les chansons traditionnelles des Balkans, qu’elles réinterprètent à travers des arrangements originaux… tout en chantant à quatre voix.
Car le chant fait partie intégrante de leur identité artistique. À la croisée des genres, elles mêlent cordes et voix pour créer une matière sonore unique, oscillant entre musique de chambre, folk, rock instrumental et influences urbaines. Elles interprètent leurs propres compositions, revisitent des titres connus avec audace et écrivent des textes engagés, porteurs de sens. »

Le jeudi 26 novembre à 20h aura lieu au Sounds Jazz Club un concert de la chanteuse et guitariste Tamarae.
« TAMARAE façonne l’émotion par le son, en jouant sur la voix, les textures et l’électronique. Chanteuse, guitariste et productrice installée à Paris, elle déploie son univers à la croisée de l’indie soul, du R&B alternatif et de la production électronique. Sa musique est à la fois intime et cinématographique : une écriture introspective, habillée de textures modernes et superposées. Ayant grandi aux Pays-Bas, avec un père néerlandais et une mère hongroise originaire de Slovaquie, sa musique évolue naturellement entre plusieurs mondes. Cette dualité imprègne toute son œuvre : des morceaux qui explorent la solitude, le désir et la quête de sa propre place, le tout traversé par une tension électronique qui rend sa signature sonore unique et immédiatement reconnaissable. »
Compilation des concerts – Amélie Georges
Rédaction de l’article et mise en page – Amélie Georges et Sonia Lardy
* À propos de l’appellation « musique globale »:
« Pendant longtemps, le terme musique du monde (world music) a servi à regrouper les musiques issues de traditions non occidentales. Bien qu’il ait permis à certaines expressions culturelles d’émerger sur la scène internationale, il a aussi été critiqué pour son caractère flou et son regard souvent « exotisant ». Cette appellation avait tendance à enfermer des artistes dans une catégorie unique, peu représentative de la richesse et de la diversité réelle de leurs propositions artistiques.
Aujourd’hui, les frontières musicales sont devenues plus perméables. Grâce aux migrations, aux nouvelles technologies et aux réseaux globaux de création, les œuvres musicales se nourrissent d’influences multiples, sans pour autant renier leurs racines. Le terme musique globale reflète cette transformation : il désigne une musique à la fois ancrée dans une culture et tournée vers l’échange, qui navigue librement entre les genres, les langues et les traditions. Elle ne cherche pas à “fusionner pour fusionner”, mais à exprimer la complexité d’identités plurielles.
Utiliser l’expression musique globale, c’est adopter une posture plus respectueuse du parcours des artistes. Ce terme ne réduit pas leur travail à une esthétique locale ou folklorique, mais reconnaît leur rôle actif dans la création musicale contemporaine. Il valorise la capacité de dialoguer avec le monde tout en restant fidèle à une vision artistique unique. Ce changement de regard permet aussi de mieux comprendre les intentions des créateurs, au-delà des catégories culturelles simplifiées. »
Source : https://pasamusik.com/musique-globale-un-nouveau-langage-musical-au-coeur-de-montreal/

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