Concerts coup de cœur – Juin 2026

Les membres de Compositrix vous proposent une sélection de concerts à Bruxelles autour de compositrices classique et jazz, en passant par la musique latine, globale* et contemporaine.



Musique classique et contemporaine



Giorgi Gigashvili – © Kelly de Geer

Le dimanche 07 juin à 11h00, le pianiste géorgien Giorgi Gigashvili viendra jouer des œuvres de Clara Wieck, Fanny Mendelssohn et une création de Natalie Beridze dans ce qui sera le quatorzième Concert Croissant de la saison à Bozar, dans la salle Henri Le Bœuf, rue Ravenstein 23 – 1000 Bruxelles.

« BBC New Generation Artist de 2023 à 2025 et ECHO Rising Star de la saison ‘25-’26, le Géorgien Giorgi Gigashvili est un pianiste extraordinaire. Alors qu’il étudie le piano sans jamais envisager de carrière professionnelle, son parcours l’amène aux portes d’un grand succès international. Vainqueur du concours “The Voice” géorgien à 13 ans, il poursuit sa formation musicale et pianistique au Conservatoire d’État de Tbilissi. Il remporte plusieurs distinctions internationales dont le 1er Prix de la Vigo Piano Competition (présidé par Martha Argerich) en 2019 ou le 2e Prix de la Arthur Rubinstein International Piano Master Competition en 2023. Élève de Nelson Goerner et de Kirill Gerstein, il bénéficie du soutien de la Lisa Batiashvili Foundation et a d’ailleurs accompagné la violoniste en récital à Bozar en novembre 2023. Il revient – en solo cette fois – avec un récital thématique mettant en regard la relation fraternelle entre Fanny et Felix Mendelssohn, et celle amoureuse et musicale entre Clara Wieck et Robert Schumann. »

Programme : Relations

  • Clara WieckVariationen über ein Thema von Robert Schumann, op. 20
  • Natalie BeridzeHoly Atoms (création belge)
  • Felix Mendelssohn-Bartholdy – Lieder ohne Worte, op. 19
  • Fanny MendelssohnVier Lieder ohne Worte, op. 8

Ensemble Jupiter & Lea Desandre – © Cordula Treml

Le samedi 13 juin à 20h00, L’Ensemble Jupiter et la mezzo-soprano Lea Desandre reviennent à Bozar pour un concert de comédie musicale autour de la chanteuse Julie Andrews, intitulé Chasing Rainbows, à la Salle Henry Le Bœuf, rue Ravenstein 23 – 1000 Bruxelles.

« Notre artiste phare Lea Desandre rend hommage à Julie Andrews et à la comédie musicale avec les plus belles chansons de The Sound of Music, Mary Poppins, West Side Story… Grâce à des interprètes emblématiques comme Julie Andrews, la comédie musicale a connu son âge d’or à Broadway. Aujourd’hui encore, elle demeure une icône et une source d’inspiration dans le monde entier. Sa voix cristalline a bercé des générations d’enfants. Cette fascination intemporelle a inspiré la mezzo-soprano Lea Desandre, Ensemble Jupiter et le chef d’orchestre Thomas Dunford. Dans Chasing Rainbows, ils rendent hommage aux chefs-d’œuvre de Leonard Bernstein, Robert & Richard Sherman, Henry Mancini, Rodgers & Hammerstein, ou encore Noël Coward. Un moment tout en douceur, en poésie et en nostalgie qui « aide la médecine à couler ». »


TECTONICS FESTIVAL

Du vendredi 19 au samedi 20 juin à Flagey

« Festival avant-gardiste dédié aux musiques nouvelles et expérimentales », le TECTONICS FESTIVAL est initié en 2012 par le chef d’orchestre Ilan Volkov. Pour sa première saison bruxelloise, le festival s’installe à Flagey pour deux journées, avec une programmation riche en compositrices et musiciennes improvisatrices.

Brussels Philharmonic & Ilan Volkov – © Blithe Williams

« Le Brussels Philharmonic a invité les jeunes créateurs sonores David Dubois, Alice Van Biesen et Livia Slegs à imaginer de nouvelles pièces sonores pour le festival Tectonics, nourries par les concerts des LAB-SERIES. 

Avant, pendant et après ces concerts, ils se sont lancés dans une ‘cueillette sauvage de sons’, récoltant des voix, des timbres et des bruits – avec la participation active ou passive du public. Le résultat ? Trois installations sonores uniques à découvrir en première pendant Tectonics. »

Farida Amadou & Heather Leigh – © Laurent Orseau

« Le duo formé par Farida Amadou et Heather Leigh réunit deux voix singulières de la scène expérimentale contemporaine. Dans leurs improvisations libres, elles construisent des paysages sonores intenses, où la basse électrique transformée d’Amadou et la pedal steel guitar de Leigh se rencontrent et se répondent. Leur musique naît dans l’instant : un dialogue brut de matières, de tensions et de brèves échappées lyriques, en perpétuel mouvement entre abstraction et immersion. »

Strecker Pak Yan – © Andrea Messana

« La musique improvisée naît dans l’instant, spontanée, et pourtant façonnée par l’expérience, la réflexion, les choix esthétiques.

Au fil des années, Pak Yan Lau a développé un univers sonore singulier mêlant pianos préparés, toy pianos, synthés et électronique. Avec la percussionniste Anita Cappuccinelli (Ictus, TUUM), elle explore comment ces sons se rencontrent, se transforment, se répondent.

Dans une approche ouverte, qui laisse sa place à l’hésitation,  elles suivent ce qui émerge, sans trajectoire figée. La musique se construit en temps réel, toujours en mouvement.

Ce moment est encadré par deux œuvres de Leonie Strecker : Interference (avec Dirk Descheemaeker à la clarinette basse) et chroma accuracy. Elle y joue avec la présence et l’absence,les couches sonores qui se croisent et se déplacent. chroma accuracy est une étude sur le rythme ; Interference, sur l’espace qui fait respirer les sons. »

Jennifer Torrence

« Jennifer Torrence réunit un travail développé sur plusieurs années, construit autour de sons issus de « mouvements physiques et de principes de mouvement ».

Dans une configuration de « dance band » en solo, elle joue avec un ensemble d’instruments ludiques et « volontairement naïfs » — dont des whirly tubes, un marimba Orff, des fidget spinners, des cloches à main, des mélodicas actionnés au pied et des microphones pendulaires fixés à une cymbale — également utilisés dans la Symphony for Kunstnernes Hus d’Øyvind Torvund, présentée vendredi à Tectonics. Ici, le mouvement devient son, et le son, à son tour, nourrit le mouvement. »

For Those Who Live at The Shoreline – © Manuel Phil Bischof

« For Those Who Live At The Shoreline est une performance cérémonielle, une invitation à ressentir la dualité de la lumière et de l’obscurité. Un espace pour écouter la profondeur des mers, se reconnecter à sa respiration, et se rassembler autour de la légèreté du ciel bleu.

Le titre est tiré du poème A Litany For Survival d’Audre Lorde et évoque la nécessité du temps et de l’espace qui ont donné naissance à cette performance à Téhéran en janvier 2026. Le poème « est pour celles et ceux qui portent la peur en eux, comme une fine ligne presque imperceptible ». Cette performance s’adresse à celles et ceux qui trouvent une forme de libération en se détachant de ces peurs.

Hoda et Shaahin mêlent des sons vocaux ancestraux, issus des montagnes et des terres, à des sonorités électroniques. La structure sonore repose sur la répétition et une transformation progressive, évoquant le mouvement des marées à travers un circuit de pulsation et de déclin — des motifs qui se répètent puis se dissolvent. »

Brussels Philharmonic & Ilan Volkov – © Blithe Williams

« Le samedi, deux nouvelles créations seront baptisées : Maya Verlaak et Cassandra Miller ont chacune composé une œuvre nouvelle pour le Brussels Philharmonic.

Maya Verlaak balaie, comme à son habitude, toutes les conventions, et propose – avec de nouvelles règles du jeu, de l’électronique et un orchestre classique – une véritable expérience sociale. 

Cassandra Miller a écrit Dad Goes to the Mountain comme une composition en un seul mouvement divisée en quatre chapitres, dédiée à son père : « À la fin de sa vie, il a développé une démence vasculaire qui a affecté sa perception de l’espace et sa mémoire à court terme, mais qui a laissé sa personnalité largement intacte. J’ai le sentiment qu’il a été, d’une certaine manière, transfiguré par cette expérience. Cette transfiguration — et cette légèreté — sont les thèmes de cette pièce. » »

Maya Verlaak, Sci-Volo Palla (création mondiale) (2026)

Cassandra Miller, Dad Goes to the Mountain (création mondiale) (2026)


Duo Lumie & Raúl Cicuéndez – © Vaux Hall Summer 2026

Le dimanche 21 juin à 19h, aura lieu un concert du Duo Lumie et de Raúl Cicuéndez au Vaux Hall Summer, festival ayant lieu au coeur du Parc royal de Bruxelles. Ce programme, soutenu par Compositrix, sera exclusivement composé de pièces de compositrices !

Ce concert s’inscrit dans une nouvelle collaboration entre Compositrix et le Vaux Hall Summer 2026 : tous les dimanches dès 19h, Compositrix investira le Vaux Hall et met en avant les œuvres de nombreuses compositrices du passé et du présent.

« À travers ce programme consacré à plusieurs compositrices européennes et américaines, se dessine un parcours entre romantisme, impressionnisme et poésie intime. Ces œuvres, tour à tour lumineuses, passionnées ou méditatives, témoignent d’univers musicaux puissants et d’une créativité longtemps éclipsée par l’histoire officielle. »

Programme

Duo Lumie (piano-violoncelle)

Sicilienne – Maria-Theresia von Paradis
Sonate Dramatique – « Titus et Bérénice » – 1er mouvement – Rita Strohl
Dreaming, Op. 15 – Amy Beach
Trois pièces – Nadia Boulanger
Solitude – Rêverie – Rita Strohl

Raúl Cicuéndez (saxophone solo)

6 pièces pour sax alto solo – María Rosa Ribas


Saehyun Kim – © Shin-joong Kim

Le vendredi 26 juin à 20h00, le Duo post-scriptum fera la première partie du pianiste Saehyun Kim dans la Salle 1 à Flagey. À cette occasion, Joanna Staruch-Smolec et Krzysztof Potocznik joueront un extrait de la sonate pour violon et piano d’Henriette Van den Boorn-Coclet, compositrice belge.

« En première partie de ce récital, le Duo post-scriptum, remarqué au Concours Génération Classique, spécialisé dans le répertoire du tournant du XXe siècle, interprétera le premier mouvement d’une sonate de la compositrice belge Henriette Van den Boorn-Coclet, une partition fascinante retrouvée lors de leurs recherches dans la bibliothèque musicale d’Eugene Ysaye. »

Dans le cadre du Festival Musiq3 2026 – Horizons


Gaëlle Solal – © Patrick Van den Branden

Le samedi 27 juin à 17h00, la guitariste Gaëlle Solal et l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie viendront jouer le répertoire de leur nouvel album intitulé RIO au Studio 4 à Flagey. Des compositrices telles que Chiquinha Gonzaga, Clarisse Assad et l’arrangeuse Élodie Bouny y seront mises à l’honneur.

« À l’occasion de la sortie de son album RIO, Gaëlle Solal vous invite à un florilège de premières pour découvrir une des grandes lignées musicales nées à Rio de Janeiro. Le voyage commence avec des arrangements inédits du pianeiro Ernesto Nazareth, célébrant le métissage entre musiques savantes et populaires. Retour au XIXe siècle avec la trop longtemps oubliée Chiquinha Gonzaga, première compositrice et cheffe d’orchestre brésilienne. Place ensuite aux cordes avec Carlos Gomes, ami de Chiquinha et premier Brésilien à rencontrer un succès mondial avec ses opéras. Puis vient Heitor Villa-Lobos et la cadence de son concerto, véritable ode à la forêt amazonienne, avant de s’élancer au XXIe siècle avec Clarice Assad et son concerto O Saci-Pererê, œuvre vibrante à découvrir. »

Dans le cadre du Festival Musiq3 2026 – Horizons


Reginald Mobley – © Richard Dumas

Le dimanche 28 juin à 17h00, le contreténor Reginald Mobley et le pianiste Baptiste Trotignon joueront leur récital intitulé Because au Studio 4 à Flagey. Ils interpréteront trois pièces de la compositrice Florence Price, Because, Resignation et Sunset.

« Avec Because, Réginald Mobley et Baptiste Trotignon signent une rencontre artistique aussi audacieuse qu’évidente : un dialogue vibrant entre un contre-ténor à la sensibilité rare et un pianiste improvisateur à l’imagination sans limites. Ensemble, ils traversent les frontières entre musiques anciennes, jazz et pop, en revisitant des œuvres majeures avec une liberté pleine de nuances, où chaque respiration devient un terrain d’exploration. »

Dans le cadre du Festival Musiq3 2026 – Horizons


Ensemble Satellite – © Leslie Artamonow

Le dimanche 28 juin à 18h00, l’Ensemble Satellite sera en concert au Studio 1 à Flagey. Ils y interpréteront notamment le Trio à cordes en sol majeur de Sofie Rohnstock, ainsi que les Impressions de Magdeleine Boucherit Le Faure.

« Formé en 2021, l’ensemble Satellite est un trio à cordes dynamique, lauréat des concours Supernova et Génération classique 2025. Il se distingue par sa polyvalence, explorant avec finesse les répertoires classiques et contemporains. Leurs programmes mettent en lumière des œuvres poignantes de compositeurs du XXe siècle, marquées par des destins tragiques et une profonde émotion. Une programmation qui allie beauté, souffrance et résilience, offrant une expérience musicale saisissante pour ce jeune ensemble formé à Bruxelles et qui deviendra sans nul doute un trio incontournable de la scène classique. »


Kaïros – © Vaux Hall Summer 2026

Le dimanche 28 juin à 19h, aura lieu un concert de l’ensemble vocal Kaïros (dirigé par Laurence Renson) au Vaux Hall Summer, festival ayant lieu au coeur du Parc royal de Bruxelles. Ce programme, soutenu par Compositrix, sera exclusivement composé de pièces de compositrices !

Ce concert s’inscrit dans une nouvelle collaboration entre Compositrix et le Vaux Hall Summer 2026 : tous les dimanches dès 19h, Compositrix investira le Vaux Hall et met en avant les œuvres de nombreuses compositrices du passé et du présent.

« Songs from Silence – Compositrices de l’ombre et de la lumière : tel est le titre du concert que l’ensemble vocal Kaïros, dirigé par Laurence Renson, présente lors du ce Vaux Hall Summer 2026. Avec des œuvres de Hildegard von Bingen, Amy Beach, Melissa Dunphy, Elaine Hagenberg ou encore Jeanne Cherhal, ce programme consacré aux compositrices d’hier et d’aujourd’hui met à l’honneur le génie créateur de ces femmes, longtemps invisibilisées par l’histoire, qui jaillit enfin au grand jour. »



Concerts jazz, musique latine et globale*



Thróisma -© Art Base

Le vendredi 05 juin à 20h00, l’ensemble vocal grec Thróisma donnera un concert à Art Base, rue des Sables à Bruxelles.

« Thróisma est un ensemble vocal créé par trois musiciennes grecques : Yvonne Melissa, Vanessa Kourtesi et Pinelopi Tseliou.

Thróisma s’inspire du mot grec « Θρόισμα », qui signifie « Le bruissement des feuilles ». Le trio compose des morceaux originaux inspirés par les sons de la nature et explore la richesse des textures de la musique polyphonique grecque, du rebetiko et de sonorités plus contemporaines, faisant de ce projet un véritable mélange de cultures.

Les arrangements des chansons (rythme et harmonie) sont adaptés et interprétés vocalement. Le trio utilise parfois des instruments tels que le violon, la guitare, les percussions et une pédale de boucle. »


Natacha Vew – © Théo Guerret

Le mardi 09 juin à 20h30 aura lieu au Music Village Jazz Club un concert du Natacha Vew Trio.

« Un trio de jazz moderne lyrique, ancré dans la tradition hard bop et subtilement influencé par la musique classique. Dans cette esthétique néo-hardbop, la musique mêle énergie, espace, interaction et narration. Inspirées par des artistes tels que Sean Jones, Wayne Shorter, Gery Allen, Richie Beirach, Avishai Cohen ou Joni Mitchell, les compositions de Natasha Vew explorent un son riche et expressif où l’interaction est primordiale. »


Alessandra Diodati & Joseph Nowell – © Sounds Jazz Club

Le mercredi 10 juin à 20h00 aura lieu au Sounds Jazz Club le concert « ECM TRIBUTE » par Alessandra Diodati au chant et Joseph Nowell.

« Avec Alessandra Diodati au chant et Joseph Nowell au piano, ce duo explore l’univers sonore intime et évocateur du légendaire catalogue ECM Records. Mêlant lyrisme, improvisation et sensibilité jazz contemporaine, le projet puise son inspiration dans l’esthétique spatiale et la profondeur émotionnelle qui caractérisent le son ECM depuis des décennies. L’approche vocale expressive d’Alessandra Diodati oscille avec fluidité entre jazz, composition contemporaine et textures expérimentales, tandis que Joseph Nowell apporte un langage pianistique raffiné, fruit d’une formation classique et d’une connaissance approfondie du jazz européen moderne. »


Tutu Puoane – © Tom Vandewalle

Le vendredi 12 juin à 20h30 aura lieu au Music Village Jazz Club un concert de Tutu Puoane, intitulé Wrapped In Rhythm.

« La chanteuse Tutu Puoane (née à Pretoria, en Afrique du Sud, mais installée à Anvers, en Belgique, depuis 2005) a porté sous le bras pendant près de dix ans le recueil de poésie « In A Ribbon Of Rhythm » de sa compatriote Lebo Mashile. La poésie de Mashile offre un regard unique et très personnel sur la réalité et le monde émotionnel d’une jeune femme noire africaine appartenant à la première génération post-apartheid d’Afrique du Sud. Ces poèmes ont profondément marqué Tutu, et chaque fois qu’elle les lisait, elle entendait de la musique. Elle a fini par écrire plusieurs chansons inspirées de ses poèmes préférés du recueil de Mashile. Il en résulte un répertoire original, à la croisée du jazz, de la chanson d’auteur et de la soul, puisant dans ses propres influences africaines.

Cette musique constitue la base d’un double album intitulé « Wrapped In Rhythm », dont le premier volume, produit par le musicien, bassiste et producteur américain Larry Klein (Joni Mitchell, Tracy Chapman, Thomas Dybdahl, Herbie Hancock, etc.), est sorti en mars 2024. L’album a depuis rencontré un vif succès, remportant notamment trois South African Jazz Awards aux Pays-Bas (Meilleure artiste féminine 2024, Meilleur album de jazz international 2024 et Meilleur album de jazz contemporain 2024).

Le second volume, paru en septembre 2025, est le fruit d’une collaboration avec le Metropole Orkest néerlandais, orchestre de renommée internationale et lauréat d’un Grammy Award (Vince Mendoza, Jacob Collier, Somi, Ledisi, Lizz Wright, etc.), sous la direction du chef d’orchestre américano-portugais Jacomo Bairos (Nu Deco Ensemble). Cet orchestre mêle avec originalité les sonorités d’un ensemble classique et d’un big band, grâce aux arrangements du trompettiste et arrangeur belge Bert Joris. »


Fête de la musique 2026

Du vendredi 19 au samedi 20 juin au Cinquantenaire & Place Fernand Cocq

Nana Benz du Togo – © Fête de la musique 2026

« Nana Benz du Togo fusionne tradition vaudou et soul moderne dans un son organique et hypnotique. Porté par des polyrythmies complexes et des voix puissantes, le groupe crée une expérience à la fois brute et transcendante. Sur scène, elles déchaînent une énergie ancestrale qui met le public en transe. »

OFiRA – © Fête de la musique 2026

« OFiRA est le fruit d’un pari audacieux : faire voguer le public entre les époques en mêlant textes anciens, profondeurs instrumentales et nappes électroniques. Une expérience actuelle, à écouter et ressentir ! 

Loin d’une simple juxtaposition, le duo associe la puissance organique du violoncelle à la pureté éthérée d’une voix de contre-ténor, le tout enveloppé de nappes électroniques et de boucles complexes. Inspiré autant par les chants de Hildegarde Von Bingen et Bach que par les ambiances à la Max Richter, OFiRA ne cherche pas seulement à être entendu, mais à être ressenti. 

Derrière ce projet se trouvent Brieuc Angenot et Eugénie Defraigne, deux musiciens formés au Conservatoire ayant forgé leur parcours à la croisée de la musique classique et contemporaine, du jazz et de la musique actuelle (Angèle, Loïc Nottet, Noé Preszow). »

Anmoor – © Fête de la musique 2026

« Anmoor est né de la rencontre entre deux musiciens et des mélodies. Mélodies qui ont traversé le temps et l’espace pour renaître d’une façon nouvelle dans un monde qui se nourrit de son passé pour construire son présent. À travers le prisme de ce qu’ils sont et du monde qui est le leur, le duo offre un regard nouveau, unique et personnel, sur des mélodies traditionnelles venues des quatre coins du monde. Celles-ci sont le terreau dans lequel naît la musique d’Anmoor et duquel elle s’approche et s’éloigne librement. »

CLELIA – © Fête de la musique 2026

« CLELIA a développé un univers musical éclectique, combinant des influences de la pop, du hip-hop et de l’électro. Mélange de sensibilité, de second degré et d’originalité, le tout sur des ambiances dansantes. CLELIA écrit des textes sincères et poétiques qui reflètent ses émotions et ses sentiments. Ses paroles transportent son public dans un univers à la fois mélancolique et envoûtant, où les rythmes entraînants se mêlent à des paroles poignantes. »

Margaret Hermant – © Fête de la musique 2026

« La compositrice et harpiste Margaret Hermant est la cofondatrice d’ensembles tels qu’Echo Collective, mais elle signe également des concerts en solo captivants pour harpe et électronique. L’émotion, le silence et l’espace sont les points d’ancrage de son langage musical. »

cheapjewels – © Fête de la musique 2026

« Basée à Bruxelles depuis 2018, cheapjewels est une artiste émergente de la nuit bruxelloise. Elle commence le rap post-Covid, dans les open mics des squats qu’elle fréquente et où elle se politise. Elle nous livre un cri du coeur autotuné, où s’entremêlent deuil, amitié et révolte à travers des sonorités new wave, hyperpop et saturées. Membre du collectif Gender Panik (Misandre, le talu, Amal, etc.), cheapjewels s’est lancée en solo pour créer un objet hybride, à ranger quelque part entre Médine, Laylow et BabySolo. Sur scène, la chanteuse est accompagnée de SeniKaid, DJ, backeuse, artiste visuelle et protéiforme. »

Gala Dragot – © Fête de la musique 2026

« Gala Dragot fait de l’art pop pour les filles qui ressentent trop de choses. À vingt ans, elle a déjà connu la célébrité grâce à la téléréalité (en tant que gagnante de The Voice Kids) et à une place en finale du Concours Eurovision de la chanson en 2023. Elle a également signé d’importants contrats avec des maisons de disques avant de finalement tout laisser derrière elle pour créer une musique qui compte vraiment.

Imaginez l’originalité de Björk mêlée au dramatisme de Rosalía, mais en version scrolling sans fin sur les réseaux sociaux à 3 heures du matin et nostalgie d’une personne qui n’existe pas. Elle écrit sur ce que l’on ne dit pas à voix haute : l’obsession numérique, une spirale négative de l’image corporelle, l’attente d’être choisie.

Sa musique résonne comme une collision entre une formation classique et un chaos glitchy, avec des cordes qui vous poursuivent et des sons électroniques qui sortent de l’ordinaire. »

Lovelace – © Fête de la musique 2026

« Artiste bruxelloise, Lovelace appartient à la nouvelle scène pop alternative. C’est dans son labo-chambre qu’elle produit ses morceaux, tissant un univers sonore unique où s’entrechoquent des sons robotiques, doux et saturés. Son univers est un vrai cocktail sonore faisant écho à Billie Eilish, 070 Shake et Babysolo33. »

La Groovista – © Fête de la musique 2026

« La Groovista, ce sont six percussionnistes qui partagent leur énergie, leur folie et leur joie. Cette meute passionnée de chants et de rythmes compose et puise son inspiration principalement dans les cultures afrocubaines, brésiliennes, béninoises et créoles. »

Ele A – © Fête de la musique 2026

« Le rap, c’est toute la vie d’Ele A et ça se sent. Sa facilité à découper sur tout type de prods est déconcertante. Comme tant d’autres, elle débute dans sa chambre et s’essaie au freestyle Facecam sur les réseaux. Elle commence par lâcher des phases sur des reprises de Wiz Khalifa ou d’Empire Of The Sun. Ele A aime la pop de rue mais préfère le rap et ça nous donne très envie d’imaginer un featuring avec le maître absolu en la matière : JUL.

Ses projets sont parfois doux, parfois énervés mais toujours 100% efficaces. Les streams montent rapidement et les dates s’enchaînent entre Milan, Zürich, Paris et Genève. Flow maîtrisé, authenticité rétrofuturiste brute, Ele A vous emmène pour votre meilleur road trip fenêtres ouvertes, autoradio à fond dans la Twingo ! »


Hator Consort – © Sophie Lukersmith

Le jeudi 25 juin à 20h30, le Hathor Consort sous la direction de Romina Lischka présentera un programme intitulé From the moon to the Fish, aux confins des musiques soufies de Turquie et de Syrie, dans le cadre du Festival Musiq3, au Studio 1 à Flagey.

« From the moon to the Fish explore, par la musique et la vidéo, la riche musique soufie de Turquie et de Syrie, qui a également fait son chemin vers l’Europe au Moyen-Âge. Au cœur du programme, l’abandon de soi à l’amour de Dieu est lié à la cérémonie séculaire des danseurs soufis turcs. Pour les soufis, le dhikr est considéré comme un moyen d’accéder à l’illumination spirituelle et à l’abandon de soi à Dieu. Le dhikr est également une forme de culte où la musique et la poésie, associées à des danses répétées, sont pratiquées dans le cadre d’une cérémonie visant à se souvenir de Dieu. Trouvant une similitude dans l’universalité des traditions musicales, le Hathor Consort embrasse et explore ces traditions musicales soufies transfrontalières dans ce programme passionnant. La musique a le même pouvoir que la spiritualité : elle ouvre quelque chose d’indéfinissable. »

Hathor Consort

  • Romina Lischka, dhrupad vocal, viole de gambe & direction artistique
  • Viva Biancaluna Biffi, soprano & violon
  • Khaled Alhafez, voix syriennes
  • Tammam Mohamed Al Ramadan, ney syrien
  • Tristan Driessens, oud turc
  • Firas Hassan, percussion
  • Nina De Vroome, vidéo

Dans le cadre de Festival Musiq3 2026 – Horizons

Rédaction de l’article – Sonia Lardy
Compilation des concerts – Amélie Georges et Aimie Marfaing


* À propos de l’appellation « musique globale »:

« Pendant longtemps, le terme musique du monde (world music) a servi à regrouper les musiques issues de traditions non occidentales. Bien qu’il ait permis à certaines expressions culturelles d’émerger sur la scène internationale, il a aussi été critiqué pour son caractère flou et son regard souvent « exotisant ». Cette appellation avait tendance à enfermer des artistes dans une catégorie unique, peu représentative de la richesse et de la diversité réelle de leurs propositions artistiques.

Aujourd’hui, les frontières musicales sont devenues plus perméables. Grâce aux migrations, aux nouvelles technologies et aux réseaux globaux de création, les œuvres musicales se nourrissent d’influences multiples, sans pour autant renier leurs racines. Le terme musique globale reflète cette transformation : il désigne une musique à la fois ancrée dans une culture et tournée vers l’échange, qui navigue librement entre les genres, les langues et les traditions. Elle ne cherche pas à “fusionner pour fusionner”, mais à exprimer la complexité d’identités plurielles.

Utiliser l’expression musique globale, c’est adopter une posture plus respectueuse du parcours des artistes. Ce terme ne réduit pas leur travail à une esthétique locale ou folklorique, mais reconnaît leur rôle actif dans la création musicale contemporaine. Il valorise la capacité de dialoguer avec le monde tout en restant fidèle à une vision artistique unique. Ce changement de regard permet aussi de mieux comprendre les intentions des créateurs, au-delà des catégories culturelles simplifiées. »

Source : https://pasamusik.com/musique-globale-un-nouveau-langage-musical-au-coeur-de-montreal/



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