Les membres de Compositrix vous proposent une sélection de concerts à Bruxelles autour de compositrices classique et jazz, en passant par la musique globale* et contemporaine.
Le samedi 05 septembre à 14h30, dans le cadre du Festival Mosaïque, le Trio Les heures bleues présentera Hike, un spectacle musique et danse à partir de 6 ans, avec au répertoire une pièce de Virginie Tasset. Le spectacle aura lieu à la Maison du Peuple de Saint-Gilles, Parvis de Saint-Gilles 37, 1060 Saint-Gilles.
« Quatre randonneuses, installées autour d’un bivouac, se préparent à partir en excursion à la montagne. Portée en contrepoint par la danse et la musique d’une formation singulière qui fait résonner tradition et modernité, l’aventure qui s’annonce devient un spectacle visuel et sonore. Avec Hike, le trio Les Heures Bleues, en collaboration avec la danseuse Adèle Bourret, propose un voyage plein de poésie et de sensibilité, où la lumière devient fil conducteur d’un cycle – celui d’une journée qui finit par se confondre avec celui de l’existence. »
Le samedi 05 septembre à 19h30 aura lieu un concert en plusieurs parties intitulé Mechanical Breath dans le cadre du Festival Mosaïques, avec notamment une création mondiale d’Ayumi Nabata par l’Ensemble 21.
Le dimanche 06 septembre à 11h, dans le cadre du Festival Mosaïques, Kaja Farszky présentera La Valise, spectacle de percussions pour les petits à partir de 4 ans. Le spectacle aura lieu à la Maison du Peuple de Saint-Gilles, Parvis de Saint-Gilles 37, 1060 Saint-Gilles.
« La Valise est un projet de percussion, qui mêle musique, narration et théâtralité dans un spectacle qui incite à la réflexion. Il redéfinit la musique contemporaine, la transformant en une forme d’art à la fois accessible et d’une grande résonance pour des publics de tous horizons. »
Le dimanche 06 septembre à 19h30, dans le cadre du Festival Mosaïques, le LAPSensemble interprétera des créations de Juliette Récasens et Séverine Agathe Renard dans un concert intitulé Generations in Resonance. Celui-ci aura lieu à la Maison du Peuple de Saint-Gilles, Parvis de Saint-Gilles 37, 1060 Saint-Gilles.
Le vendredi 11 septembre à 20h00, le Belgian National Orchestra et la pianiste Anna Vinnitskaya joueront plusieurs pièces dont une création d’Anna Thorvaldsdottir lors d’un concert à Bozar – Salle Henry Le Bœuf, rue Ravenstein 23, 1000 Bruxelles.
« Avec Aeriality d’Anna Thorvaldsdottir, notre nouvelle compositrice en résidence, la saison s’ouvre sous le signe de l’imaginaire pur. Une musique aérienne, fluide, qui glisse et ménage des espaces de calme et de contemplation. »
Le dimanche 13 septembre à 11h11 aura lieu un concert de Gao Xuewen et Marie Boulenger à l’Atelier Marcel Astir, 51 rue du commerce à 1000 Bruxelles. Les artistes y joueront des pièces de Beethoven, Jongen, Prokofiev, Wang Qiang et Chenn Mingzhi.
Le jeudi 03 septembre à 19h30, la chanteuse et compositrice Emmylou Harris fera escale à Bozar dans le cadre de sa tournée d’adieu européenne, à la salle Henry Le Bœuf, rue Ravenstein 23 1000 Bruxelles.
« Emmylou est connue pour ses compositions transparentes et sincères, et sa voix expressive, à nulle autre pareille. Dans les années 1970, elle a bouleversé le paysage country et s’est imposée comme une des femmes les plus admirées et les plus influentes de la musique. Elle a collaboré avec une liste impressionnante d’artistes, dont Bob Dylan, Mark Knopfler, Neil Young, et Dolly Parton. »
Le mercredi 09 septembre à 20h, la compositrice et chanteuse de fado Carminho viendra donner un concert solo à Bozar, à la Salle Henry Le Bœuf -Rue Ravenstein 23, 1000 Bruxelles.
« Véritable phénomène de la chanson portugaise, Carminho est la star incontestable d’une nouvelle génération de fadistas. En tant qu’artiste solo et compositrice, elle réussit toutefois à insuffler une nouvelle respiration à la tradition du fado et à séduire un public bien au-delà des scènes lusitaniennes. Après un duo avec Pablo Alborán, Carminho est la première artiste portugaise à atteindre la première place des charts espagnols. Sa récente collaboration avec Rosalía ne fait que renforcer sa popularité. À la faveur de collaborations avec des artistes brésiliens tels que Marisa Monte et Caetano Veloso, elle donne des concerts sold-out à Rio de Janeiro et São Paulo. Son dernier album Eu vou Morrer de Amor ou Resistir témoigne de la poursuite inlassable de sa quête artistique. Le disque explore différentes facettes du fado et laisse place à l’expérimentation et à l’intimité, avec notamment une contribution de Laurie Anderson ! »
Le jeudi 10 septembre à 20h30, le saxophoniste Yo Hes invitera la pianiste et compositrice Ramona Horvath à partager la scène pour un concert au Music Village à Bruxelles.
Le vendredi 25 septembre à 20h15, la pianiste et improvisatrice Tania Giannouli et le trompettiste Nils Petter Molvær viendront donner un concert de jazz au Studio 4 à Flagey, mêlant trompette, piano et électronique.
« Le rebetiko, souvent appelé le « blues grec », est né à la fin du 19ᵉ siècle dans les ports et quartiers populaires de Grèce. Issu des communautés marginalisées et marqué par l’exil et la pauvreté, il s’est développé dans les cafés-aman et les tekés, entre résistance et expression populaire. Si cet univers était largement dominé par les hommes, de nombreuses femmes y ont joué un rôle fondamental : interprètes, compositrices et figures d’avant-garde, elles ont choisi la scène malgré les attentes sociales — rester au foyer, procréer, ne pas s’exprimer publiquement. Anticonformistes, souvent marginalisées, elles ont porté des textes puissants sur l’exil, la précarité, l’amour libre, la résistance et la dignité, laissant une empreinte profonde sur l’esthétique et l’histoire du rebetiko. »
Le mercredi 30 septembre à 20h00, Etienne Plumer et Barbara Wiernik donneront un concert hommage à Marilyn Mazur et Ralph Towner à la Jazz Station.
« Marilyn Mazur, percussionniste et compositrice, révélée notamment dans le groupe de Miles Davis et puis celui de Jan Garbarek a été une pionnière dans le jazz instrumental au féminin. Leadeuse de ses propres projets, elle a créé son propre style de jeu et de composition.
À l’occasion des 50 ans de l’association Les Lundis d’Hortense, rendre hommage à ces deux artistes récemment disparus et trop peu médiatisés me paraissait pertinent puisque l’association a toujours été ouverte à toutes les formes du jazz. »
Compilation des concerts – Amélie Georges et Aimie Marfaing
Rédaction de l’article et mise en page – Sonia Lardy
* À propos de l’appellation « musique globale »:
« Pendant longtemps, le terme musique du monde (world music) a servi à regrouper les musiques issues de traditions non occidentales. Bien qu’il ait permis à certaines expressions culturelles d’émerger sur la scène internationale, il a aussi été critiqué pour son caractère flou et son regard souvent « exotisant ». Cette appellation avait tendance à enfermer des artistes dans une catégorie unique, peu représentative de la richesse et de la diversité réelle de leurs propositions artistiques.
Aujourd’hui, les frontières musicales sont devenues plus perméables. Grâce aux migrations, aux nouvelles technologies et aux réseaux globaux de création, les œuvres musicales se nourrissent d’influences multiples, sans pour autant renier leurs racines. Le terme musique globale reflète cette transformation : il désigne une musique à la fois ancrée dans une culture et tournée vers l’échange, qui navigue librement entre les genres, les langues et les traditions. Elle ne cherche pas à “fusionner pour fusionner”, mais à exprimer la complexité d’identités plurielles.
Utiliser l’expression musique globale, c’est adopter une posture plus respectueuse du parcours des artistes. Ce terme ne réduit pas leur travail à une esthétique locale ou folklorique, mais reconnaît leur rôle actif dans la création musicale contemporaine. Il valorise la capacité de dialoguer avec le monde tout en restant fidèle à une vision artistique unique. Ce changement de regard permet aussi de mieux comprendre les intentions des créateurs, au-delà des catégories culturelles simplifiées. »
En ce début d’été, nous avons eu la chance avec Compositrix d’entamer une nouvelle collaboration, en participant à la programmation du Vaux Hall Summer 2026, festival ayant lieu au cœur du Parc royal de Bruxelles. Pour cette édition, nous avons proposé le temps de cinq concerts des programmes investis par des artistes engagé⸱e⸱s, proposant des œuvres de nombreuses compositrices du passé et du présent.
En première partie, le duo Lumie nous a fait voyager entre différentes époques, allant de la compositrice autrichienne classique Maria Theresa van Paradis (1759-1824) à la française contemporaine Nadia Boulanger (1887-1979) en passant par les romantiques américaine Amy Beach (1867-1944) et française Rita Strohl (1865-1941).
Malgré un soleil de plomb, les artistes ont déployé beaucoup de sensibilité et de prestance, notamment dans la Sonate Dramatique – « Titus et Bérénice » de Rita Strohl. Une complicité musicale très agréable à découvrir.
Violoncelle : Aimie Marfaing, piano : Lucien Semail
En deuxième partie, Raúl Cicuéndez a interprété avec brio les 6 pièces pour saxophone de María Rosa Ribas, compositrice contemporaine catalane décédée en 2024.
« Songs from Silence – Compositrices de l’ombre et de la lumière»
L’ensemble vocal Kaïros dirigé par Laurence Renson nous a offert un magnifique concert ce dimanche 28 juin au Vaux Hall. Ce choeur mixte a capella est spécialisé dans la polyphonie contemporaine, tout en réalisant des incursions fréquentes en musique ancienne.
Ce programme consacré aux compositrices de l’ombre à la lumière était rempli d’énergie. Des oeuvres marquantes telles que les harmonies ensorcelantes dans le motet de Cecilia MacDowall, de la vitalité de l’Alleluia d’Elaine Hagenberg, aux rythmes percussifs de Fire de Katerina Gimon, le choeur nous a fait voyager à travers des couleurs et des ambiances sonores envoûtantes.
Duo « Cordes funambules » Véronique Gillet et Raphaël Feye
Ce duo s’est formé en 2024, de façon impromptue. Nous avons eu la chance de découvrir leur univers, autour des compositions de Véronique Gillet entremêlées d’une suite de Bach au violoncelle et de quelques airs traditionnels de différents pays (Turquie, Congo, Hongrie, Azerbaïdjan, …). Ses harmonies sont colorées, son style entre la musique de chambre classique et la « musique du monde » (musique globale)… un concert tout en douceur, évoluant d’atmosphères feutrées à d’autres plus rythmées.
“Mélodies de l’ombre : de Clara Schumann à Madeleine Dring”
La pianiste Maiko Inoué nous a concocté un récital 100% compositrices spécialement pour l’occasion ! Ce concert suivait le fil de l’amour, passant des premiers émois à la passion romantique, poursuivant par la tristesse de la rupture et enfin le calme retrouvé. C’est avec beaucoup de raffinement qu’elle a partagé avec le public ces morceaux de Clara Schumann, Fanny Mendelssohn, Mel Bonis, Cécile Chaminade, Amy Beach et Madeleine Dring, compositrice anglaise partie trop tôt (1923-1977).
Madeleine Dring (1923-1977)
C’était une atmosphère toute particulière, une de celles des étés qui réparent, où le vent dans les arbres et les mélodies se répondent, où les sons et les parfums tournent dans l’air du soir (petit clin d’oeil au prélude de Debussy…)
“Autour d’ÉlisabethJacquet de la Guerre (1665-1729) ”
Le trio Stella-Felix nous a fait découvrir plusieurs sonates de cette grande compositrice et claveciniste baroque, proche de Louis XIV et première femme à faire représenter un opéra en France. Nous avons également eu droit à un air de Barbara Strozzi « Che si puo fare », dont la mélodie répétée obstinément nous rappelle le poids du destin.
Que puis-je faire ? Les étoiles intraitables n'ont aucune pitié. Puisque le ciel ne donne pas un peu de paix dans ma souffrance, que puis-je faire ?
Violon : Katja Katanova, viole de gambe : Mélusine de Pas, clavecin : Tetsuhiro Isaji
Les membres de Compositrix vous proposent une sélection de concerts à Bruxelles autour de compositrices classique et jazz, en passant par la musique globale* et le DJing.
Le lundi 03 août à 12h15, dans le cadre du festival Midis-Minimes, Les Kapsber’girls donneront en concert leur programme Vox Feminae, autour de compositrices italiennes du seicento telles que Francesca Caccini, Barbara Strozzi ou encore Antonia Bembo. Le concert aura lieu à Notre-Dame des Victoires au Sablon, rue des Sablons 1000 Bruxelles.
« Vox Feminae met à l’honneur plusieurs compositrices italiennes du Seicento, longtemps restées dans l’ombre de l’histoire musicale. Francesca Caccini, Francesca Campana, Barbara Strozzi, Isabella Leonarda ou Antonia Bembo témoignent pourtant de la vitalité et de la diversité de la création féminine dans l’Italie du XVII? siècle. À travers airs, villanelles et pages spirituelles, ces œuvres révèlent des voix singulières et une expressivité profondément ancrée dans l’esthétique du premier baroque. »
Le mercredi 12 août à 12h15, dans le cadre du festival musicorum, la violoncelliste Anna-Tessa Timmer et le pianiste Nicolas Aubert joueront les 3 Romances Op.22 de Clara Wieck/Schumann, au côté de pièces de Robert Schumann et de Johannes Brahms. Ce concert aura lieu à L’Auditorium 490 des Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, rue de la Régence 3 à 1000 Bruxelles.
Le jeudi 20 août à 12h15, dans le cadre du festival Midis-Minimes, Le Quatuor Magenta interprétera le Nocturne en sol mineur et l’unique quatuor à cordes en mi bémol majeur de Fanny Mendelssohn, au côté du Cappriccio Op.81 n°3 de Félix Mendelssohn. Le concert aura lieu dans la salle M de BOZAR, à Bruxelles.
« Unique quatuor à cordes de Fanny Mendelssohn, le Quatuor en mi bémol majeur compte parmi ses œuvres de musique de chambre les plus ambitieuses. Composé en 1834 dans le cercle musical de la famille Mendelssohn à Berlin, il s’ouvre sur un geste presque improvisé avant de déployer une écriture dense et intensément expressive. La compositrice y développe une riche élaboration thématique et un dialogue étroit entre les quatre instruments, affirmant une voix musicale d’une grande personnalité au sein du romantisme allemand. »
Le jeudi 27 août à 12h15, dans le cadre du festival musicorum, les pianistes Zhiduo Lin et Jian Zheng donneront un concert de piano à quatre mains, dans un programme florilège contenant la Fantaisie Op.28 de Fanny Mendelssohn. Ce concert aura lieu à L’Auditorium 490 des Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, rue de la Régence 3 à 1000 Bruxelles.
Le vendredi 28 août à 20h30, la chanteuse et compositrice Tierney Sutton donnera un concert au Music Village en compagnie du Ivan Paduart Trio.
« La chanteuse de jazz américaine Tierney Sutton a été nommée aux Grammy Awards dans la catégorie « Meilleur album vocal de jazz » pour chacun des albums qu’elle a publiés au cours de la dernière décennie. Réputée pour la pureté de sa voix et ses interprétations créatives du Great American Songbook, elle est une véritable conteuse du jazz, utilisant sa voix comme un véritable instrument. »
Le samedi 29 août, de 23h à 03h du matin, le Poxcat Crew assurera la deuxième partie du concert de clôture du Brigittines Summer Festival 2026. Ce concert aura lieu à la Petite Rue des Brigittines, 1000 Bruxelles.
« Poxcat Crew – collective bruxelloise ayant pour objectif de rendre visible et de promouvoir les DJ, productrices et musiciennes s’identifiant au genre féminin à travers l’organisation d’événements festifs, la diffusion d’émissions radiophoniques et de podcasts – vous embarque pour un set transpirant d’énergie collective : bass, jungle, techno et pop se mêlent pour former le feu autour duquel danser ! »
Compilation des concerts : Amélie Georges et Aimie Marfaing
Rédaction de l’article et mise en page : Sonia Lardy
* À propos de l’appellation « musique globale »:
« Pendant longtemps, le terme musique du monde (world music) a servi à regrouper les musiques issues de traditions non occidentales. Bien qu’il ait permis à certaines expressions culturelles d’émerger sur la scène internationale, il a aussi été critiqué pour son caractère flou et son regard souvent « exotisant ». Cette appellation avait tendance à enfermer des artistes dans une catégorie unique, peu représentative de la richesse et de la diversité réelle de leurs propositions artistiques.
Aujourd’hui, les frontières musicales sont devenues plus perméables. Grâce aux migrations, aux nouvelles technologies et aux réseaux globaux de création, les œuvres musicales se nourrissent d’influences multiples, sans pour autant renier leurs racines. Le terme musique globale reflète cette transformation : il désigne une musique à la fois ancrée dans une culture et tournée vers l’échange, qui navigue librement entre les genres, les langues et les traditions. Elle ne cherche pas à “fusionner pour fusionner”, mais à exprimer la complexité d’identités plurielles.
Utiliser l’expression musique globale, c’est adopter une posture plus respectueuse du parcours des artistes. Ce terme ne réduit pas leur travail à une esthétique locale ou folklorique, mais reconnaît leur rôle actif dans la création musicale contemporaine. Il valorise la capacité de dialoguer avec le monde tout en restant fidèle à une vision artistique unique. Ce changement de regard permet aussi de mieux comprendre les intentions des créateurs, au-delà des catégories culturelles simplifiées. »
Je suis la fondatrice du Musique Femmes Festival, créé à Bruxelles en 2023.
Le Musique Femmes Festival est le premier festival bruxellois et seul festival belge entièrement consacré aux œuvres de compositrices. Il est né d’un constat : aujourd’hui encore, les compositrices restent largement méconnues du grand public.
Depuis sa création, notre ambition est de proposer une programmation exigeante, ambitieuse et ouverte à tous les publics. Nous avons notamment eu l’honneur d’accueillir la pianiste Eliane Reyes, l’Orchestre Etesiane, ainsi que de nombreux jeunes artistes et créateurs, parmi lesquels Cornelia Zambila, Juliette Recasens, Kerem Ernur, le duo Post-Scriptum — que nous avons révélé dès notre première édition — ou encore la chanteuse Mervie.
Le festival est également un vecteur de création et de transmission. En effet nous offrons aux compositrices une scène tremplin, commandons de nouvelles œuvres, et permettons l’émergence d’un matrimoine musical à travers la création en Belgique d’œuvres invisibilisées.
Aujourd’hui, cette aventure est menacée.
Dans un contexte de restrictions budgétaires, les aides publiques qui soutenaient notre action ont progressivement disparu. Cette année, malgré nos démarches, nous n’avons obtenu aucune subvention.
Or un festival ne peut vivre sans financement.
Derrière le Musique Femmes Festival, il y a l’ASBL Compositrix (www.compositrix.com), qui œuvre toute l’année pour la visibilité des compositrices. Toute notre équipe est entièrement bénévole. Nous consacrons des centaines d’heures à ce projet, par conviction, parce que nous pensons qu’une vie culturelle plus riche passe par une meilleure représentation des femmes créatrices.
Aujourd’hui, nous avons besoin de votre aide.
Pour assurer la prochaine édition du festival, nous devons réunir 5 000 €. Si 100 personnes donnent 50 €, cet objectif sera atteint. Mais chaque contribution compte, quel qu’en soit le montant !
Vous pouvez soutenir le Musique Femmes Festival en faisant un don à l’ASBL Compositrix :
IBAN : BE13 5230 8160 2539
Si vous ne pouvez pas faire de don, vous pouvez aussi nous aider en partageant cet appel autour de vous. Chaque relais peut faire la différence.
Lorsque les financements publics se raréfient, c’est la mobilisation collective qui permet à des projets culturels indépendants de continuer à exister. Ensemble, nous pouvons préserver un festival qui offre une place de choix aux compositrices.
Merci infiniment pour votre soutien, votre confiance et votre solidarité.
Bien chaleureusement,
Julie Rozé
Fondatrice et coordinatrice du Musique Femmes Festival
Pour l’ASBL Compositrix
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Chez Compositrix, nous sommes fier.e.s d’annoncer une nouvelle collaboration : celle avec le Vaux Hall Summer 2026, festival ayant lieu au cœur du Parc royal de Bruxelles du 17 juin au 19 juillet 2026. Pour cette édition, les dimanches 21/6, 28/6, 5/7, 12/7 et 19/7 dès 19h, Compositrix investit le Vaux Hall et met en avant – le temps de cinq concerts – les œuvres de nombreuses compositrices du passé et du présent.
À travers ce programme consacré à plusieurs compositrices européennes et américaines, se dessine un parcours entre romantisme, impressionnisme et poésie intime. Ces œuvres, tour à tour lumineuses, passionnées ou méditatives, témoignent d’univers musicaux puissants et d’une créativité longtemps éclipsée par l’histoire officielle.
Première partie – Duo Lumie, piano et violoncelle
Sicilienne – Maria-Theresia von Paradis
Sonate Dramatique – « Titus et Bérénice » – 1er mouvement – Rita Strohl
Lucien Semail au piano et Aimie Marfaing au violoncelle forment le duo Lumie. Ce duo franco-belge s’est fondé au Conservatoire Royal de Bruxelles où les deux musiciens obtiennent leurs masters d’interprète, didactique ainsi que l’agrégation. Liés par la volonté de partager la musique et de toucher un large public, ils créent de nombreux projets tels qu’un concert consacré aux oeuvres de compositrices (afin de sensibiliser le public à ces artistes oubliées), un concert thématique autour de la musique française proposant des oeuvres d’époques différentes pour partager la richesse expressive de ce répertoire mais également un spectacle à destination des plus jeunes, le conte musical « Itinéraire d’une plume ». Ils fondent l’association Escales Musicales afin de rendre accessible la musique et la culture auprès de tous•tes.
Saxophoniste espagnol, il commence sa formation à l’âge de 8 ans et entre à 14 ans au conservatoire professionnel de musique d’Alcázar de San Juan-Campo de Criptana. À cette époque, il remporte le Concours “Intercentros Melómano » dans la phase régionale de Castilla-La Mancha. À l’âge de 19 ans, il rejoint la classe de saxophone du Conservatoire du Pays Basque « Musikene » avec les professeurs Eric Devallon, Tomás Jerez, Antonio Felipe Belijar et Miguel Ángel Lorente. En 2015, il commence son master au Conservatoire Royal de Bruxelles avec les professeurs Alain Crepin et Simon Diricq.
En 2017, il est lauréat du « Concours International de saxophone » de l’Haÿ les Roses (Paris) et en 2019, il remporte les prix « Play Right+ » et « Midis d’Arts2 » au Conservatoire Supérieur de Mons (Belgique). Il a eu le plaisir de partager sa musique avec divers ensembles dans de nombreux pays du monde, notamment en Espagne, au Japon, en France, en Ukraine et en Belgique. En Belgique, par exemple, il a donné le concert d’ouverture du festival « Midis d’Arts2 » dans la salle Arsonic de Mons ; il a participé au festival « Artonov » dans la salle Bozar (Bruxelles) ou au festival « Musiq3 » dans le Studio 1 de Flagey (Bruxelles) ou encore il a eu l’honneur de donner un concert pour Sa Majesté la Reine Mathilde de Belgique. Actuellement est le professeur titulaire de saxophone aux Académies de Bruxelles-ville et de Schaerbeek (Belgique).
Tel est le titre du concert que l’ensemble vocal Kaïros, dirigé par Laurence Renson, présentera lors du Vaux Hall Summer 2026. Avec des œuvres de Hildegard von Bingen, Amy Beach, Melissa Dunphy, Elaine Hagenberg ou encore Jeanne Cherhal, ce programme consacré aux compositrices d’hier et d’aujourd’hui met à l’honneur le génie créateur de ces femmes, longtemps invisibilisées par l’histoire, qui jaillit enfin au grand jour.
Ensemble vocal Kaïros
L’ensemble vocal Kaïros est un chœur mixte a cappella de 24 chanteurs, constitué en 2010 dans le cadre de l’Académie de Musique de Saint-Gilles. Sous la direction de Laurence Renson, il se spécialise dans la polyphonie contemporaine, avec des incursions fréquentes dans la musique ancienne. Kaïros donne de nombreux concerts en Belgique et à l’étranger, et a sorti en 2024 son premier CD, Night of Stars, disponible sur toutes les plateformes d’écoute.
La mezzo-soprano Laurence Renson est professeure de chant et cheffe de chœur. Pédagogue passionnée, elle enseigne le chant et la musique de chambre vocale à l’Académie de Musique de Woluwe-St-Lambert. Outre Kaïros, elle dirige Cassandra, le chœur amateur et lanceur d’alerte créé en 2022 par l’Opéra Royal de la Monnaie.. Et elle chante avec divers ensembles spécialisés dans la musique médiévale, baroque et des 20e et 21e siècles.
Le duo « Cordes funambules » est né d’une rencontre impromptue sur scène entre la guitariste-compositrice Véronique Gillet et le violoncelliste-chef d’orchestre Raphaël Feye.
De cette rencontre débute une collaboration fructueuse autour de la musique de Véronique Gillet et une première série de concerts au printemps 2024. Les compositions de Véronique mêlent les influences hispaniques, si caractéristiques de la musique pour guitare, à la musique classique et balkanique. Ces pièces aux harmonies colorées, à la frontière entre musique de chambre et musique du monde laissent la part belle au chant du violoncelle et à une danse qui virevolte d’une corde à l’autre. Ça et là, une pièce pour violoncelle de Raphaël vient émailler le propos, ajouter une respiration. Rythmes asymétriques et syncopés, valses, conversations continues et palabres enchevêtrées, puis soudainement interrompues…
Depuis plus de 50 ans, la guitare fait partie de la vie de Véronique Gillet. Elle n’a que 7 ans lorsque cet instrument croise sa route, entre dans sa vie pour ne plus jamais en sortir. La musique de Granados, De Falla, Albeniz a baigné toute son enfance. Après sa formation de guitare classique chez Philippe Lemaigre à Liège, elle poursuit à Paris chez Alberto Ponce et entame des études de violoncelle aux Pays-Bas. Passionnée aussi par la musique ancienne, elle chante à cette époque dans le Collegium Vocale de Gand dirigé par Philippe Herreweghe . Très vite, Véronique Gillet se met à la composition de manière autodidacte et obtient en 1982 le Premier prix de composition de la S.A.C.E.M au «carrefour mondial de la guitare» en Martinique – rencontre avec E. Gismonti et Leo Brouwer – . Elle poursuit son travail de composition au Brésil avec Egberto Gismonti et au fil de ses nombreux voyages et rencontres, elle puise ses sources d’inspiration et développe une exploitation différente de l’instrument . Elle multiplie les synergies musicales loin des sentiers battus notamment avec le joueur de oud tunisien Moufadhel Adhoum ou le duo «Cordes Vagabondes» avec le chanteur et joueur de saz turc Emre Gültekin. Depuis plus de 35 ans, Véronique Gillet est régulièrement invitée dans des festivals de guitare internationaux comme guitariste (en solo en duo, trio ou quartet) avec ses propres compositions (concerts en Belgique, Espagne, Angleterre, France, Italie, République tchèque, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, Québec, Algérie, Vénézuela, Brésil,etc,……) Tout récemment, elle fonde le duo « Cordes Funambules » avec le violoncelliste-chef d’orchestre Raphaël Feye …Elle a enregistré à ce jour 12 albums dans ses propres compositions dont le dernier « Quatuors pour le monde d’hier » (paru chez Flak records Liège en 2022) , pour quatuor à cordes et quintette avec guitare spécialement écrits pour le Quatuor pragois Zemlinsky .
Violoncelliste et chef d’orchestre, Raphaël Feye est lauréat des Conservatoires Royaux de Musique de Bruxelles, de la Hochschule für Musik de Leipzig et de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth. Il s’est perfectionné auprès des membres des Quatuors Alban Berg, Artemis et Danel, d’ Eberhard Feltz et du violoncelliste Lluis Claret. Il s’est formé à la direction d’orchestre auprès de Jean Sébastien Béreau et Jorma Panula et a assisté régulièrement aux répétitions de Roger Norrington dont le travail l’inspire particulièrement. Il a eu l’occasion de diriger notamment les London Mozart Players, le Janacek Philharmonic, l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège et l’Octopus Koor. Dans le domaine lyrique, il s’est produit comme chef invité dans la Flûte enchantée, l’Enlèvement au Sérail et Don Giovanni de Mozart. Avec l’orchestre Les Métamorphoses qu’il a créé avec Camille Feye, il a enregistré deux disques récompensés par la presse internationale: Lignes parallèles (Haydn, Lipatti et Mozart) avec le pianiste Julien Libeer et un second album consacré à la musique de Weinberg avec le violoncelliste Pieter Wispelwey. Son intérêt pour la musique turque et arménienne l’a amené à jouer avec Emre Gültekin, Vardan Hovanissian et Tristan Driessens. Raphaël a participé récemment à plusieurs émissions et retransmissions de concerts pour les radios Klara et Musiq3.
Oeuvres intimistes de Fanny Mendelssohn, Clara Schumann, Amy Beach, Mel Bonis, Mélanie Chasselon, Cécile Chaminade et Madeleine Dring. Des poèmes de leur époque seront lus au cours du concert.
Passionnée par la musique de chambre, Maiko Inoue se consacre principalement au jeu d’ensemble. C’est pourquoi, elle fonde en 2002 le Trio Mistral. Elle est également membre de l’Ensemble Cosmopolitan avec Camille Babut Du Mares, Duo Ima avec Veerle Houbraken et Duo Nanama avec Emmanuelle Maggesi.
En formation de musique de chambre ou en solo, elle est régulièrement l’invitée de différents festivals et concerts en Europe et au Japon. Elle a déjà enregistré plusieurs disques, deux notamment avec le Trio Mistral (œuvres de Dvorák, Schumann, Shostakovitch et Rachmaninov) et un autre disque avec la Soprano Anne Cambier sous le label Etcetera records (American songs), puis trois cds sous le label UT3-Records avec Aldo Baerten, Diederik Suys, Johannes Burghoff et Geert Baeckelandt (œuvres de Bruch,Huybrechts, Beethoven, Mozart et Schubert). Maiko est diplômée du College of Music d’Osaka, sa ville natale au Japon. Elle décide ensuite de découvrir l’Europe et d’y compléter sa formation musicale. Strasbourg, Karlsruhe et Bruxelles ont ponctué son itinéraire et lui ont permis de bénéficier d’un enseignement de Denis Dercourt, Evgeny Moguilevsky, Amy Lin et Toomas Vana. Elle obtient le diplôme de musique de chambre et de piano ce, avec la plus haute distinction à la Hochschule für Musik de Karlsruhe en Allemagne. Ensuite, elle obtient l’agrégation d’enseignement secondaire supérieur à Bruxelles. Maiko a été finaliste des concours d’Izuka et du Kawai Music Competition. Maiko est directeur artistique du Festival International de Musique à Jodoigne et de la série ‘Voyage Musical’ au MIM à Bruxelles. Elle est professeure et accompagnatrice au Conservatoire de Dunkerque en France.
Lors de ses concerts en solo, duo, trio ou accompagnement, son public fait souvent part de la même émotion: la clarté de son jeu conduit vers une parenthèse de béatitude.
Katja Katanova a été initiée au jeu sur cordes en boyau à l’âge de cinq ans, auprès de Stanislav Popel.
Elle est diplômée du Conservatoire Tchaïkovski de Moscou, puis des conservatoires de Vienne et de Bruxelles. Elle a étudié le violon baroque auprès de Dmitry Sinkovsky, Ulli Engel, Gunar Letzbor, Erich Höbarth, Benoît Douchy et Mira Glodeanu.
Katja a collaboré avec des collectifs spécialisés dans l’interprétation historiquement informée tels que Pratum Integrum, Cambiata Wien, Solamente Naturali, B’Rock et Anima Eterna Brugge. Elle a également participé à la série de concerts par abonnement « Bach-Kantaten» au Wiener Konzerthaus en tant que membre de l’ensemble Claudiana sous la direction de Luca Pianca.
Katja est directrice artistique du groupe baroque de musique de chambre Iris Ensemble, ainsi que violoniste permanente du quatuor avec flûte Montis et de l’ensemble klezmer Balagole Band.
En parallèle, elle travaille beaucoup avec les enfants en animant des ateliers de musique classique dans le cadre du programme Jeunesses Musicales Wallonie-Bruxelles.
Mélusine de Pas a découvert la musique ancienne au sein de l’ensemble « Pages de la maîtrise » du Centre de Musique Baroque de Versailles, sous la direction d’Olivier Schneebeli. Elle a poursuivi sa formation vocale sous la houlette de Nicole Corti et Lionel Sow au sein du Chœur de Notre-Dame de Paris, puis a également chanté sous la direction d’Hervé Niquet, Bruno Boterf et John Nelson. Le Chœur grégorien de Paris a constitué une autre étape importante de sa formation musicale.
C’est sous la direction de Philippe Foulon qu’elle a découvert la viole de gambe.
Au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, elle a étudié avec Nima Ben David et Christophe Coin, et au Koninklijk Conservatorium de Bruxelles avec Philippe Pierlot. Elle se produit en concert et en enregistrement avec, entre autres, le Collegium Marianum, l’Ensemble Inégal, le Collegium 1704, le Wrocław Baroque Ensemble, Musica Florea, le Czech Ensemble Baroque ou encore la Cappella Mariana.
Au Conservatoire de Paris, elle s’est essayée à l’improvisation libre aux côtés du saxophoniste Vincent Lê Quang. Cette expérience l’a conduite à collaborer, tant au niveau instrumental que vocal, avec des artistes tels que le compositeur Jan Trojan, Michal Rataj, Patrik Kako, Ian Mikyska, Tomáš Reindl, la trompettiste Štěpánka Balcarová, le tromboniste Jan Jirucha, la violoniste Anna Romanovská Fliegerová et l’actrice Lucie Trmíková, dans le cadre de spectacles alternatifs mêlant théâtre, musique électronique et cinéma muet.
Le claveciniste japonais Tetsuhiro « Tetsu » Isaji (1997-) s’est produit en tant que soliste, joueur de continuo et chef d’ensemble au Benelux, en France, en Italie, en Allemagne, au Royaume-Uni et au Japon. Après avoir obtenu les plus hautes distinctions pour ses études à Bruxelles auprès de F. Haas et P. Zanzu, à la suite de diplômes à Oxford (BA) et Cambridge (MPhil), Isaji a remporté divers prix, notamment au FestiVita! Bruxelles en 2026 et au Concours Wanda Landowska en 2023 en Italie. Il a également reçu la bourse NL du Conservatoire Royal de La Haye pour poursuivre ses études auprès de C. Cerasi et P. Ayrton. Il dirige le Komorebi Consort à Bruxelles et a donné plusieurs représentations saluées par la critique de la « Passion selon saint Jean » de J.S. Bach et d’autres œuvres de grande envergure. Il a également travaillé avec S. Kuijken, J.v. Immerseel, Y. Kim-Fernandez, E. Gatti, F. Haas et A. Poortvliet.
Sa passion pour les claviers anciens est l’un des principaux moteurs de son travail. Celle-ci a été renforcée par des collaborations régulières avec le facteur de clavecins Bas Neelen, tant au sein de l’atelier qu’à l’extérieur : ils se sont produits devant un public tournant de deux mille personnes au Musée Vleeshuis en 2025 et prévoient d’autres événements à l’avenir. Il a également bénéficié des conseils de S. Kuijken, figure marquante du Komorebi Consort, ainsi que de B. Alard, P. Hantaï et K. Verhelst. Outre des représentations au Théâtre National du Luxembourg, à Flagey, au Foyer de l’Âme (Paris) et au Festival Zefiro Torna (Rome), FestiVita! (Bruxelles). Outre ses représentations au Théâtre national du Luxembourg, à Flagey, au Foyer de l’Âme (Paris) et au festival Zefiro Torna (Rome) ainsi qu’au FestiVita! (Bruxelles), il a présenté ses travaux de recherche à Bologne (Collection Tagliavini) et fera une présentation sur ses travaux consacrés à Antoine Vater (Royaumont ; Cité de la Musique, Paris) dans le courant de l’année.
Les membres de Compositrix vous proposent une sélection de concerts à Bruxelles autour de compositrices classique et jazz, en passant par la musique latine, globale* et contemporaine.
Le dimanche 07 juin à 11h00, le pianiste géorgien Giorgi Gigashvili viendra jouer des œuvres de Clara Wieck, Fanny Mendelssohn et une création de Natalie Beridze dans ce qui sera le quatorzième Concert Croissant de la saison à Bozar, dans la salle Henri Le Bœuf, rue Ravenstein 23 – 1000 Bruxelles.
« BBC New Generation Artist de 2023 à 2025 et ECHO Rising Star de la saison ‘25-’26, le Géorgien Giorgi Gigashviliest un pianiste extraordinaire. Alors qu’il étudie le piano sans jamais envisager de carrière professionnelle, son parcours l’amène aux portes d’un grand succès international. Vainqueur du concours “The Voice” géorgien à 13 ans, il poursuit sa formation musicale et pianistique au Conservatoire d’État de Tbilissi. Il remporte plusieurs distinctions internationales dont le 1er Prix de la Vigo Piano Competition (présidé par Martha Argerich) en 2019 ou le 2e Prix de la Arthur Rubinstein International Piano Master Competition en 2023. Élève de Nelson Goerner et de Kirill Gerstein, il bénéficie du soutien de la Lisa Batiashvili Foundation et a d’ailleurs accompagné la violoniste en récital à Bozar en novembre 2023. Il revient – en solo cette fois – avec un récital thématique mettant en regard la relation fraternelle entre Fanny et Felix Mendelssohn, et celle amoureuse et musicale entre Clara Wieck et Robert Schumann. »
Programme : Relations
Clara Wieck – Variationen über ein Thema von Robert Schumann, op. 20
Natalie Beridze – Holy Atoms (création belge)
Felix Mendelssohn-Bartholdy – Lieder ohne Worte, op. 19
Le samedi 13 juin à 20h00, L’Ensemble Jupiter et la mezzo-soprano Lea Desandre reviennent à Bozar pour un concert de comédie musicale autour de la chanteuse Julie Andrews, intitulé Chasing Rainbows, à la Salle Henry Le Bœuf, rue Ravenstein 23 – 1000 Bruxelles.
« Notre artiste phare Lea Desandre rend hommage à Julie Andrews et à la comédie musicale avec les plus belles chansons de The Sound of Music, Mary Poppins, West Side Story… Grâce à des interprètes emblématiques comme Julie Andrews, la comédie musicale a connu son âge d’or à Broadway. Aujourd’hui encore, elle demeure une icône et une source d’inspiration dans le monde entier. Sa voix cristalline a bercé des générations d’enfants. Cette fascination intemporelle a inspiré la mezzo-soprano Lea Desandre, Ensemble Jupiter et le chef d’orchestre Thomas Dunford. Dans Chasing Rainbows, ils rendent hommage aux chefs-d’œuvre de Leonard Bernstein, Robert & Richard Sherman, Henry Mancini, Rodgers & Hammerstein, ou encore Noël Coward. Un moment tout en douceur, en poésie et en nostalgie qui « aide la médecine à couler ». »
TECTONICS FESTIVAL
Du vendredi 19 au samedi 20 juin à Flagey
« Festival avant-gardiste dédié aux musiques nouvelles et expérimentales », le TECTONICS FESTIVAL est initié en 2012 par le chef d’orchestre Ilan Volkov. Pour sa première saison bruxelloise, le festival s’installe à Flagey pour deux journées, avec une programmation riche en compositrices et musiciennes improvisatrices.
« Le Brussels Philharmonic a invité les jeunes créateurs sonores David Dubois, Alice Van Biesen et Livia Slegs à imaginer de nouvelles pièces sonores pour le festival Tectonics, nourries par les concerts des LAB-SERIES.
Avant, pendant et après ces concerts, ils se sont lancés dans une ‘cueillette sauvage de sons’, récoltant des voix, des timbres et des bruits – avec la participation active ou passive du public. Le résultat ? Trois installations sonores uniques à découvrir en première pendant Tectonics. »
« Le duo formé par Farida Amadou et Heather Leigh réunit deux voix singulières de la scène expérimentale contemporaine. Dans leurs improvisations libres, elles construisent des paysages sonores intenses, où la basse électrique transformée d’Amadou et la pedal steel guitar de Leigh se rencontrent et se répondent. Leur musique naît dans l’instant : un dialogue brut de matières, de tensions et de brèves échappées lyriques, en perpétuel mouvement entre abstraction et immersion. »
« La musique improvisée naît dans l’instant, spontanée, et pourtant façonnée par l’expérience, la réflexion, les choix esthétiques.
Au fil des années, Pak Yan Lau a développé un univers sonore singulier mêlant pianos préparés, toy pianos, synthés et électronique. Avec la percussionniste Anita Cappuccinelli (Ictus, TUUM), elle explore comment ces sons se rencontrent, se transforment, se répondent.
Dans une approche ouverte, qui laisse sa place à l’hésitation, elles suivent ce qui émerge, sans trajectoire figée. La musique se construit en temps réel, toujours en mouvement.
Ce moment est encadré par deux œuvres de Leonie Strecker : Interference (avec Dirk Descheemaeker à la clarinette basse) et chroma accuracy. Elle y joue avec la présence et l’absence,les couches sonores qui se croisent et se déplacent. chroma accuracy est une étude sur le rythme ; Interference, sur l’espace qui fait respirer les sons. »
« Jennifer Torrence réunit un travail développé sur plusieurs années, construit autour de sons issus de « mouvements physiques et de principes de mouvement ».
Dans une configuration de « dance band » en solo, elle joue avec un ensemble d’instruments ludiques et « volontairement naïfs » — dont des whirly tubes, un marimba Orff, des fidget spinners, des cloches à main, des mélodicas actionnés au pied et des microphones pendulaires fixés à une cymbale — également utilisés dans la Symphony for Kunstnernes Hus d’Øyvind Torvund, présentée vendredi à Tectonics. Ici, le mouvement devient son, et le son, à son tour, nourrit le mouvement. »
« For Those Who Live At The Shoreline est une performance cérémonielle, une invitation à ressentir la dualité de la lumière et de l’obscurité. Un espace pour écouter la profondeur des mers, se reconnecter à sa respiration, et se rassembler autour de la légèreté du ciel bleu.
Le titre est tiré du poème A Litany For Survival d’Audre Lorde et évoque la nécessité du temps et de l’espace qui ont donné naissance à cette performance à Téhéran en janvier 2026. Le poème « est pour celles et ceux qui portent la peur en eux, comme une fine ligne presque imperceptible ». Cette performance s’adresse à celles et ceux qui trouvent une forme de libération en se détachant de ces peurs.
Hoda et Shaahin mêlent des sons vocaux ancestraux, issus des montagnes et des terres, à des sonorités électroniques. La structure sonore repose sur la répétition et une transformation progressive, évoquant le mouvement des marées à travers un circuit de pulsation et de déclin — des motifs qui se répètent puis se dissolvent. »
« Le samedi, deux nouvelles créations seront baptisées : Maya Verlaak et Cassandra Miller ont chacune composé une œuvre nouvelle pour le Brussels Philharmonic.
Maya Verlaak balaie, comme à son habitude, toutes les conventions, et propose – avec de nouvelles règles du jeu, de l’électronique et un orchestre classique – une véritable expérience sociale.
Cassandra Miller a écrit Dad Goes to the Mountain comme une composition en un seul mouvement divisée en quatre chapitres, dédiée à son père : « À la fin de sa vie, il a développé une démence vasculaire qui a affecté sa perception de l’espace et sa mémoire à court terme, mais qui a laissé sa personnalité largement intacte. J’ai le sentiment qu’il a été, d’une certaine manière, transfiguré par cette expérience. Cette transfiguration — et cette légèreté — sont les thèmes de cette pièce. » »
Le dimanche 21 juin à 19h, aura lieu un concert du Duo Lumie et de Raúl Cicuéndez au Vaux Hall Summer, festival ayant lieu au coeur du Parc royal de Bruxelles. Ce programme, soutenu par Compositrix, sera exclusivement composé de pièces de compositrices !
Ce concert s’inscrit dans une nouvelle collaboration entre Compositrix et le Vaux Hall Summer 2026 : tous les dimanches dès 19h, Compositrix investira le Vaux Hall et met en avant les œuvres de nombreuses compositrices du passé et du présent.
« À travers ce programme consacré à plusieurs compositrices européennes et américaines, se dessine un parcours entre romantisme, impressionnisme et poésie intime. Ces œuvres, tour à tour lumineuses, passionnées ou méditatives, témoignent d’univers musicaux puissants et d’une créativité longtemps éclipsée par l’histoire officielle. »
Programme
Duo Lumie (piano-violoncelle)
Sicilienne – Maria-Theresia von Paradis Sonate Dramatique – « Titus et Bérénice » – 1er mouvement – Rita Strohl Dreaming, Op. 15 – Amy Beach Trois pièces – Nadia Boulanger Solitude – Rêverie – Rita Strohl
Le vendredi 26 juin à 20h00, le Duo post-scriptum fera la première partie du pianiste Saehyun Kim dans la Salle 1 à Flagey. À cette occasion, Joanna Staruch-Smolec et Krzysztof Potocznik joueront un extrait de la sonate pour violon et piano d’Henriette Van den Boorn-Coclet, compositrice belge.
« En première partie de ce récital, le Duo post-scriptum, remarqué au Concours Génération Classique, spécialisé dans le répertoire du tournant du XXe siècle, interprétera le premier mouvement d’une sonate de la compositrice belge Henriette Van den Boorn-Coclet, une partition fascinante retrouvée lors de leurs recherches dans la bibliothèque musicale d’Eugene Ysaye. »
Le samedi 27 juin à 17h00, la guitariste Gaëlle Solal et l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie viendront jouer le répertoire de leur nouvel album intitulé RIO au Studio 4 à Flagey. Des compositrices telles que Chiquinha Gonzaga, Clarisse Assad et l’arrangeuse Élodie Bouny y seront mises à l’honneur.
« À l’occasion de la sortie de son album RIO, Gaëlle Solal vous invite à un florilège de premières pour découvrir une des grandes lignées musicales nées à Rio de Janeiro. Le voyage commence avec des arrangements inédits du pianeiro Ernesto Nazareth, célébrant le métissage entre musiques savantes et populaires. Retour au XIXe siècle avec la trop longtemps oubliée Chiquinha Gonzaga, première compositrice et cheffe d’orchestre brésilienne. Place ensuite aux cordes avec Carlos Gomes, ami de Chiquinha et premier Brésilien à rencontrer un succès mondial avec ses opéras. Puis vient Heitor Villa-Lobos et la cadence de son concerto, véritable ode à la forêt amazonienne, avant de s’élancer au XXIe siècle avec Clarice Assad et son concerto O Saci-Pererê, œuvre vibrante à découvrir. »
Le dimanche 28 juin à 17h00, le contreténor Reginald Mobley et le pianiste Baptiste Trotignon joueront leur récital intitulé Because au Studio 4 à Flagey. Ils interpréteront trois pièces de la compositrice Florence Price, Because, Resignation et Sunset.
« Avec Because, Réginald Mobley et Baptiste Trotignon signent une rencontre artistique aussi audacieuse qu’évidente : un dialogue vibrant entre un contre-ténor à la sensibilité rare et un pianiste improvisateur à l’imagination sans limites. Ensemble, ils traversent les frontières entre musiques anciennes, jazz et pop, en revisitant des œuvres majeures avec une liberté pleine de nuances, où chaque respiration devient un terrain d’exploration. »
Le dimanche 28 juin à 18h00, l’Ensemble Satellite sera en concert au Studio 1 à Flagey. Ils y interpréteront notamment le Trio à cordes en sol majeur de Sofie Rohnstock, ainsi que les Impressions de Magdeleine Boucherit Le Faure.
« Formé en 2021, l’ensemble Satellite est un trio à cordes dynamique, lauréat des concours Supernova et Génération classique 2025. Il se distingue par sa polyvalence, explorant avec finesse les répertoires classiques et contemporains. Leurs programmes mettent en lumière des œuvres poignantes de compositeurs du XXe siècle, marquées par des destins tragiques et une profonde émotion. Une programmation qui allie beauté, souffrance et résilience, offrant une expérience musicale saisissante pour ce jeune ensemble formé à Bruxelles et qui deviendra sans nul doute un trio incontournable de la scène classique. »
Le dimanche 28 juin à 19h, aura lieu un concert de l’ensemble vocal Kaïros (dirigé par Laurence Renson) au Vaux Hall Summer, festival ayant lieu au coeur du Parc royal de Bruxelles. Ce programme, soutenu par Compositrix, sera exclusivement composé de pièces de compositrices !
Ce concert s’inscrit dans une nouvelle collaboration entre Compositrix et le Vaux Hall Summer 2026 : tous les dimanches dès 19h, Compositrix investira le Vaux Hall et met en avant les œuvres de nombreuses compositrices du passé et du présent.
« Songs from Silence – Compositrices de l’ombre et de la lumière : tel est le titre du concert que l’ensemble vocal Kaïros, dirigé par Laurence Renson, présente lors du ce Vaux Hall Summer 2026. Avec des œuvres de Hildegard von Bingen, Amy Beach, Melissa Dunphy, Elaine Hagenberg ou encore Jeanne Cherhal, ce programme consacré aux compositrices d’hier et d’aujourd’hui met à l’honneur le génie créateur de ces femmes, longtemps invisibilisées par l’histoire, qui jaillit enfin au grand jour. »
Le vendredi 05 juin à 20h00, l’ensemble vocal grec Thróisma donnera un concert à Art Base, rue des Sables à Bruxelles.
« Thróisma est un ensemble vocal créé par trois musiciennes grecques : Yvonne Melissa, Vanessa Kourtesi et Pinelopi Tseliou.
Thróisma s’inspire du mot grec « Θρόισμα », qui signifie « Le bruissement des feuilles ». Le trio compose des morceaux originaux inspirés par les sons de la nature et explore la richesse des textures de la musique polyphonique grecque, du rebetiko et de sonorités plus contemporaines, faisant de ce projet un véritable mélange de cultures.
Les arrangements des chansons (rythme et harmonie) sont adaptés et interprétés vocalement. Le trio utilise parfois des instruments tels que le violon, la guitare, les percussions et une pédale de boucle. »
« Un trio de jazz moderne lyrique, ancré dans la tradition hard bop et subtilement influencé par la musique classique. Dans cette esthétique néo-hardbop, la musique mêle énergie, espace, interaction et narration. Inspirées par des artistes tels que Sean Jones, Wayne Shorter, Gery Allen, Richie Beirach, Avishai Cohen ou Joni Mitchell, les compositions de Natasha Vew explorent un son riche et expressif où l’interaction est primordiale. »
Le mercredi 10 juin à 20h00 aura lieu au Sounds Jazz Club le concert « ECM TRIBUTE » par Alessandra Diodati au chant et Joseph Nowell.
« Avec Alessandra Diodati au chant et Joseph Nowell au piano, ce duo explore l’univers sonore intime et évocateur du légendaire catalogue ECM Records. Mêlant lyrisme, improvisation et sensibilité jazz contemporaine, le projet puise son inspiration dans l’esthétique spatiale et la profondeur émotionnelle qui caractérisent le son ECM depuis des décennies. L’approche vocale expressive d’Alessandra Diodati oscille avec fluidité entre jazz, composition contemporaine et textures expérimentales, tandis que Joseph Nowell apporte un langage pianistique raffiné, fruit d’une formation classique et d’une connaissance approfondie du jazz européen moderne. »
Le vendredi 12 juin à 20h30 aura lieu au Music Village Jazz Club un concert de Tutu Puoane, intitulé Wrapped In Rhythm.
« La chanteuse Tutu Puoane (née à Pretoria, en Afrique du Sud, mais installée à Anvers, en Belgique, depuis 2005) a porté sous le bras pendant près de dix ans le recueil de poésie « In A Ribbon Of Rhythm » de sa compatriote Lebo Mashile. La poésie de Mashile offre un regard unique et très personnel sur la réalité et le monde émotionnel d’une jeune femme noire africaine appartenant à la première génération post-apartheid d’Afrique du Sud. Ces poèmes ont profondément marqué Tutu, et chaque fois qu’elle les lisait, elle entendait de la musique. Elle a fini par écrire plusieurs chansons inspirées de ses poèmes préférés du recueil de Mashile. Il en résulte un répertoire original, à la croisée du jazz, de la chanson d’auteur et de la soul, puisant dans ses propres influences africaines.
Cette musique constitue la base d’un double album intitulé « Wrapped In Rhythm », dont le premier volume, produit par le musicien, bassiste et producteur américain Larry Klein (Joni Mitchell, Tracy Chapman, Thomas Dybdahl, Herbie Hancock, etc.), est sorti en mars 2024. L’album a depuis rencontré un vif succès, remportant notamment trois South African Jazz Awards aux Pays-Bas (Meilleure artiste féminine 2024, Meilleur album de jazz international 2024 et Meilleur album de jazz contemporain 2024).
Le second volume, paru en septembre 2025, est le fruit d’une collaboration avec le Metropole Orkest néerlandais, orchestre de renommée internationale et lauréat d’un Grammy Award (Vince Mendoza, Jacob Collier, Somi, Ledisi, Lizz Wright, etc.), sous la direction du chef d’orchestre américano-portugais Jacomo Bairos (Nu Deco Ensemble). Cet orchestre mêle avec originalité les sonorités d’un ensemble classique et d’un big band, grâce aux arrangements du trompettiste et arrangeur belge Bert Joris. »
Fête de la musique 2026
Du vendredi 19 au samedi 20 juin au Cinquantenaire & Place Fernand Cocq
« Nana Benz du Togo fusionne tradition vaudou et soul moderne dans un son organique et hypnotique. Porté par des polyrythmies complexes et des voix puissantes, le groupe crée une expérience à la fois brute et transcendante. Sur scène, elles déchaînent une énergie ancestrale qui met le public en transe. »
« OFiRA est le fruit d’un pari audacieux : faire voguer le public entre les époques en mêlant textes anciens, profondeurs instrumentales et nappes électroniques. Une expérience actuelle, à écouter et ressentir !
Loin d’une simple juxtaposition, le duo associe la puissance organique du violoncelle à la pureté éthérée d’une voix de contre-ténor, le tout enveloppé de nappes électroniques et de boucles complexes. Inspiré autant par les chants de Hildegarde Von Bingen et Bach que par les ambiances à la Max Richter, OFiRA ne cherche pas seulement à être entendu, mais à être ressenti.
Derrière ce projet se trouvent Brieuc Angenot et Eugénie Defraigne, deux musiciens formés au Conservatoire ayant forgé leur parcours à la croisée de la musique classique et contemporaine, du jazz et de la musique actuelle (Angèle, Loïc Nottet, Noé Preszow). »
« Anmoor est né de la rencontre entre deux musiciens et des mélodies. Mélodies qui ont traversé le temps et l’espace pour renaître d’une façon nouvelle dans un monde qui se nourrit de son passé pour construire son présent. À travers le prisme de ce qu’ils sont et du monde qui est le leur, le duo offre un regard nouveau, unique et personnel, sur des mélodies traditionnelles venues des quatre coins du monde. Celles-ci sont le terreau dans lequel naît la musique d’Anmoor et duquel elle s’approche et s’éloigne librement. »
« CLELIA a développé un univers musical éclectique, combinant des influences de la pop, du hip-hop et de l’électro. Mélange de sensibilité, de second degré et d’originalité, le tout sur des ambiances dansantes. CLELIA écrit des textes sincères et poétiques qui reflètent ses émotions et ses sentiments. Ses paroles transportent son public dans un univers à la fois mélancolique et envoûtant, où les rythmes entraînants se mêlent à des paroles poignantes. »
« La compositrice et harpiste Margaret Hermant est la cofondatrice d’ensembles tels qu’Echo Collective, mais elle signe également des concerts en solo captivants pour harpe et électronique. L’émotion, le silence et l’espace sont les points d’ancrage de son langage musical. »
« Basée à Bruxelles depuis 2018, cheapjewels est une artiste émergente de la nuit bruxelloise. Elle commence le rap post-Covid, dans les open mics des squats qu’elle fréquente et où elle se politise. Elle nous livre un cri du coeur autotuné, où s’entremêlent deuil, amitié et révolte à travers des sonorités new wave, hyperpop et saturées. Membre du collectif Gender Panik (Misandre, le talu, Amal, etc.), cheapjewels s’est lancée en solo pour créer un objet hybride, à ranger quelque part entre Médine, Laylow et BabySolo. Sur scène, la chanteuse est accompagnée de SeniKaid, DJ, backeuse, artiste visuelle et protéiforme. »
« Gala Dragot fait de l’art pop pour les filles qui ressentent trop de choses. À vingt ans, elle a déjà connu la célébrité grâce à la téléréalité (en tant que gagnante de The Voice Kids) et à une place en finale du Concours Eurovision de la chanson en 2023. Elle a également signé d’importants contrats avec des maisons de disques avant de finalement tout laisser derrière elle pour créer une musique qui compte vraiment.
Imaginez l’originalité de Björk mêlée au dramatisme de Rosalía, mais en version scrolling sans fin sur les réseaux sociaux à 3 heures du matin et nostalgie d’une personne qui n’existe pas. Elle écrit sur ce que l’on ne dit pas à voix haute : l’obsession numérique, une spirale négative de l’image corporelle, l’attente d’être choisie.
Sa musique résonne comme une collision entre une formation classique et un chaos glitchy, avec des cordes qui vous poursuivent et des sons électroniques qui sortent de l’ordinaire. »
« Artiste bruxelloise, Lovelace appartient à la nouvelle scène pop alternative. C’est dans son labo-chambre qu’elle produit ses morceaux, tissant un univers sonore unique où s’entrechoquent des sons robotiques, doux et saturés. Son univers est un vrai cocktail sonore faisant écho à Billie Eilish, 070 Shake et Babysolo33. »
« La Groovista, ce sont six percussionnistes qui partagent leur énergie, leur folie et leur joie. Cette meute passionnée de chants et de rythmes compose et puise son inspiration principalement dans les cultures afrocubaines, brésiliennes, béninoises et créoles. »
« Le rap, c’est toute la vie d’Ele A et ça se sent. Sa facilité à découper sur tout type de prods est déconcertante. Comme tant d’autres, elle débute dans sa chambre et s’essaie au freestyle Facecam sur les réseaux. Elle commence par lâcher des phases sur des reprises de Wiz Khalifa ou d’Empire Of The Sun. Ele A aime la pop de rue mais préfère le rap et ça nous donne très envie d’imaginer un featuring avec le maître absolu en la matière : JUL.
Ses projets sont parfois doux, parfois énervés mais toujours 100% efficaces. Les streams montent rapidement et les dates s’enchaînent entre Milan, Zürich, Paris et Genève. Flow maîtrisé, authenticité rétrofuturiste brute, Ele A vous emmène pour votre meilleur road trip fenêtres ouvertes, autoradio à fond dans la Twingo ! »
Le jeudi 25 juin à 20h30, le Hathor Consort sous la direction de Romina Lischka présentera un programme intitulé From the moon to the Fish, aux confins des musiques soufies de Turquie et de Syrie, dans le cadre du Festival Musiq3, au Studio 1 à Flagey.
« From the moon to the Fish explore, par la musique et la vidéo, la riche musique soufie de Turquie et de Syrie, qui a également fait son chemin vers l’Europe au Moyen-Âge. Au cœur du programme, l’abandon de soi à l’amour de Dieu est lié à la cérémonie séculaire des danseurs soufis turcs. Pour les soufis, le dhikr est considéré comme un moyen d’accéder à l’illumination spirituelle et à l’abandon de soi à Dieu. Le dhikr est également une forme de culte où la musique et la poésie, associées à des danses répétées, sont pratiquées dans le cadre d’une cérémonie visant à se souvenir de Dieu. Trouvant une similitude dans l’universalité des traditions musicales, le Hathor Consort embrasse et explore ces traditions musicales soufies transfrontalières dans ce programme passionnant. La musique a le même pouvoir que la spiritualité : elle ouvre quelque chose d’indéfinissable. »
Hathor Consort
Romina Lischka,dhrupad vocal, viole de gambe & direction artistique
Viva Biancaluna Biffi,soprano & violon
Khaled Alhafez,voix syriennes
Tammam Mohamed Al Ramadan,ney syrien
Tristan Driessens,oud turc
Firas Hassan, percussion
Nina De Vroome, vidéo
Dans le cadre de Festival Musiq3 2026 – Horizons
Rédaction de l’article – Sonia Lardy Compilation des concerts – Amélie Georges et Aimie Marfaing
* À propos de l’appellation « musique globale »:
« Pendant longtemps, le terme musique du monde (world music) a servi à regrouper les musiques issues de traditions non occidentales. Bien qu’il ait permis à certaines expressions culturelles d’émerger sur la scène internationale, il a aussi été critiqué pour son caractère flou et son regard souvent « exotisant ». Cette appellation avait tendance à enfermer des artistes dans une catégorie unique, peu représentative de la richesse et de la diversité réelle de leurs propositions artistiques.
Aujourd’hui, les frontières musicales sont devenues plus perméables. Grâce aux migrations, aux nouvelles technologies et aux réseaux globaux de création, les œuvres musicales se nourrissent d’influences multiples, sans pour autant renier leurs racines. Le terme musique globale reflète cette transformation : il désigne une musique à la fois ancrée dans une culture et tournée vers l’échange, qui navigue librement entre les genres, les langues et les traditions. Elle ne cherche pas à “fusionner pour fusionner”, mais à exprimer la complexité d’identités plurielles.
Utiliser l’expression musique globale, c’est adopter une posture plus respectueuse du parcours des artistes. Ce terme ne réduit pas leur travail à une esthétique locale ou folklorique, mais reconnaît leur rôle actif dans la création musicale contemporaine. Il valorise la capacité de dialoguer avec le monde tout en restant fidèle à une vision artistique unique. Ce changement de regard permet aussi de mieux comprendre les intentions des créateurs, au-delà des catégories culturelles simplifiées. »
Parallèlement à l’envie de (re)mettre en lumière les compositrices du passé et du présent du monde de la musique classique, Compositrix souhaite également mettre à l’honneur des artistes contemporaines qui produisent des musiques non-classiques, du jazz à la chanson en passant par la musique globale*.
Dans cette nouvelle série d’articles, le premier a pour sujet le violoncelle, avec les portraits de quatre violoncellistes, compositrices et artistes aux multiples facettes, qui développent la musique pour leur instrument d’une façon toujours plus personnelle et audacieuse.
Violoncelliste, compositrice et chanteuse Brésilienne. Dom La Nena nous plonge dans un univers musical chaleureux d’où il est difficile de sortir indemne.
Son violoncelle accompagne ses chansons avec des rythmiques enivrantes, des mélodies charmantes et profondes.
Dom La Nena chante également dans les bandes-orignales des films “Le Chant des Forêts” et “La vie de ma mère”, ou en duo avec son projet “Birds on a Wire”.
Violoncelliste, compositrice et chanteuse cubaine, Ana Carla Maza mélange les cultures, les langages et les traditions pour nous proposer des pièces naviguant entre musique Latine, jazz ou encore influences folk.
Par son éclectisme et sa sensibilité, Cécile Lacharme voyage aujourd’hui entre plusieurs univers musicaux, allant de la musique néo-classique solo aux musiques électroniques en passant par le rock stoner.
Dans son projet solo, Cécile est seule sur scène avec son pedalboard : elle superpose boucles et strates sonores dans une multidiffusion à 360°, offrant une expérience enveloppante et cinématographique.
Violoncelliste éclectique, Amandine Robilliard crée des spectacles, des projets de médiations culturelles, collabore avec le monde du théâtre tout en composant des chansons avec son violoncelle.
Plongez dans son univers varié où le violoncelle est mis à l’honneur.
Nos albums coup de coeur
Laura – 2025
Récifs – 2024
Rédaction de l’article et sélection des albums – Aimie Marfaing Mise en page – Sonia Lardy
* À propos de l’appellation « musique globale »:
« Pendant longtemps, le terme musique du monde (world music) a servi à regrouper les musiques issues de traditions non occidentales. Bien qu’il ait permis à certaines expressions culturelles d’émerger sur la scène internationale, il a aussi été critiqué pour son caractère flou et son regard souvent « exotisant ». Cette appellation avait tendance à enfermer des artistes dans une catégorie unique, peu représentative de la richesse et de la diversité réelle de leurs propositions artistiques.
Aujourd’hui, les frontières musicales sont devenues plus perméables. Grâce aux migrations, aux nouvelles technologies et aux réseaux globaux de création, les œuvres musicales se nourrissent d’influences multiples, sans pour autant renier leurs racines. Le terme musique globale reflète cette transformation : il désigne une musique à la fois ancrée dans une culture et tournée vers l’échange, qui navigue librement entre les genres, les langues et les traditions. Elle ne cherche pas à “fusionner pour fusionner”, mais à exprimer la complexité d’identités plurielles.
Utiliser l’expression musique globale, c’est adopter une posture plus respectueuse du parcours des artistes. Ce terme ne réduit pas leur travail à une esthétique locale ou folklorique, mais reconnaît leur rôle actif dans la création musicale contemporaine. Il valorise la capacité de dialoguer avec le monde tout en restant fidèle à une vision artistique unique. Ce changement de regard permet aussi de mieux comprendre les intentions des créateurs, au-delà des catégories culturelles simplifiées. »
Compositrix s’engage à révéler et valoriser le travail des compositrices d’hier et d’aujourd’hui, trop souvent restées dans l’ombre.
Au fil de cette série d’articles, nous vous proposons d’explorer l’univers de la musique à travers le prisme de différents instruments. En écho à l’édition 2026 du Concours Reine Elisabeth, nous poursuivons cette collection en consacrant notre prochain article au violoncelle — un instrument vibrant, d’une rare proximité avec la voix humaine, et dont le répertoire révèle une remarquable richesse de créations féminines.
Nous vous souhaitons une belle découverte au fil de ces huit portraits et de ces histoires musicales.
Marie Jaëll (1846-1925)
Marie Jaëll
Pianiste, compositrice et pédagogue, Marie Jaëll étudie le piano et voyage beaucoup pour ses concerts.
Elle souhaite s’engager dans la composition et décide alors de suivre l’enseignement de Camille Saint-Saëns (représentant à ses yeux la musique française). Elle compose de nombreuses œuvres pour piano, violoncelle, trio et quatuor à cordes, orchestre et pour voix et orchestre.
En 1894, elle s’implique dans la recherche sur la sonorité et le toucher en créant une méthode d’apprentissage pour le piano Le toucher, ainsi que La musique et la psychologie.
Notre œuvre coup de coeur
Concerto pour violoncelle et orchestre en Fa majeur
1882
Luise Adolpha Lebeau (1850 -1927)
Luise Adolpha Lebeau
Pianiste et compositrice allemande, son style est typiquement romantique. Elle étudie auprès de Josef Rheinberger et Clara Wieck-Schumann, en qui elle voit un modèle pour poursuivre son parcours de compositrice.
Luise Adolpha est très prolifique et compose des genres très variés tels que des œuvres orchestrales, de la musique de chambre, un opéra, des lieder etc…
Elle décide de créer une école pour jeunes femmes compositrices et musiciennes, face aux rejets et préjugés qu’elle subit.
Notre œuvre coup de coeur
Romanze Op. 35
pour violoncelle et piano, 1887
Rita Strohl (1865 – 1941)
Rita Strohl
Pianiste et compositrice française au tempérament remarqué, Rita écrit ses propres leçons de solfège au Conservatoire de Paris car elle trouve celles proposées trop ennuyeuses.
Son catalogue comprend de nombreuses œuvres de formes symphoniques, une cinquantaine de mélodies ou encore de la musique de chambre.
Malheureusement, une grande partie de ses œuvres est actuellement inaccessible et seuls quelques enregistrements nous permettent d’approcher son talent.
Notre œuvre coup de coeur
Titus et Bérénice,grande sonate dramatique
pour violoncelle et piano, 1892
Nadia Boulanger (1887-1979)
Nadia Boulanger
Pianiste, pédagogue, cheffe de chœur et compositrice, cette personnalité incontournable du XXe siècle a marqué plusieurs générations de compositeurs.
Elle débute sa carrière comme pianiste et organiste tout en composant des œuvres de musique de chambre et vocales, puis décide de se consacrer à la direction d’orchestre et à l’enseignement.
Première femme à diriger les grands orchestres symphoniques de Boston, New York et Washington D.C., elle devient également professeure de composition au Conservatoire de Paris.
Notre œuvre coup de coeur
Trois pièces pour violoncelle et piano
1915
Henriëtte Bosmans (1895-1952)
Henriëtte Bosmans
Pianiste et compositrice néerlandaise, Henriëtte mène en parallèle sa carrière de concertiste et son développement en tant que compositrice.
Elle écrit de nombreuses œuvres pour violoncelle (une Sonate, deux Concertos et un Poème), des œuvres pour piano, pour violon et orchestre.
Durant la guerre, elle est interdite de se produire sur scène et sa musique est bannie des programmes car elle est juive. Elle participera à des concerts clandestins grâce à Frieda Belinfante, qui a intégré la résistance.
Après guerre, elle compose pour voix et orchestre « Marche de la mort » et écrit durant les dernières années de sa vie des mélodies et chansons sur des textes de Paul Éluard, Paul Verlaine, Jacques Prévert etc…
Compositrice née en URSS, elle obtient son diplôme supérieur au Conservatoire de Moscou puis compose des musiques de films pour gagner sa vie. Elle aura des ennuis avec l’Union des Compositeurs Soviétiques notamment par son attirance pour la spiritualité, la mystique chrétienne et la philosophie orientale.
Elle fonde un studio expérimental de musique électronique et un groupe d’improvisation, le collectif Astreya. Sa musique sera ensuite interdite, et elle sera inscrite sur une liste noire de l’Union des Compositeurs Soviétiques en 1979.
Elle réussit à acquérir une notoriété internationale lui permettant d’être soutenue par de grands musiciens et va s’établir en Allemagne.
Violoncellisteet compositrice née en Russie, elle fût l’élève de Mstislav Rostropovitch pour le violoncelle et Dmitry Kabalevsky pour la composition.
Elle a gagné le premier prix de la Gaspar Cassado Cello Competition et le second de la Moscow Tchaikovsky Competition.
Elle est allée vivre en Finlande à partir de 1990.
Sa grande expérience du violoncelle lui a permis de nous léguer de magnifiques œuvres pour cet instrument. Elle a également composé des oeuvres orchestrales, de musique de chambre et vocales.
Parallèlement à toutes ces missions, elle a aussi joué un rôle en tant que pédagogue pour des masterclass, et jury pour des concours internationaux.
Notre œuvre coup de coeur
Suite pour violoncelle et orchestre à cordes – II. Aria
Violoniste et compositrice, elle est la première femme à être élue à l’Académie des Beaux-Arts et est également Chevalier de la Légion d’Honneur, Officier de l’Ordre du Mérite et Commandeur des Arts et des Lettres.
Son travail est marqué par la recherche du mouvement, du timbre et de la poésie. Ayant appris l’électronique à l’Ircam où elle compose des œuvres mixtes, son catalogue compte actuellement plus de 120 œuvres (symphoniques, concertantes, vocales et musique de chambre).
Des institutions telles que l’Orchestre Philharmonique de Radio-France, l’Orchestre de Paris ou encore l’Ensemble Musicatreize lui commandent régulièrement des œuvres.
Notre œuvre coup de coeur
Moïra – Concerto pour violoncelle et orchestre
1998
Rédaction de l’article, recherches et sélection playlist – Aimie Marfaing Mise en page – Sonia Lardy
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Retrouvez toutes nos œuvres coup de cœur sur la playlist YouTube Compositrix intitulée WORKS FOR CELLO by Women Composers !
Les membres de Compositrix vous proposent une sélection de concerts à Bruxelles autour de compositrices classique et jazz, en passant par la musique latine, globale* et contemporaine.
Musique classique et contemporaine
Le jeudi 07 mai à 20h00, l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège sous la direction de Lionel Bringuier jouera l’Ouverture n°2 d’Emilie Mayer, dans un programme mélangeant la pièce de la compositrice avec le Concerto pour violon et orchestre op. 64 de Felix Mendelssohn-Bartholdy et la Symphonie n° 4, op. 60 de Ludwig van Beethoven, à la Salle Henry Le Bœuf, rue Ravenstein 23 – 1000 Bruxelles.
« Emilie Mayer, surnommée parfois « la Beethoven au féminin », était une compositrice accomplie, mais aussi sculptrice et codirectrice de l’Opéra de Berlin. Elle a consacré sa vie à la musique, signant huit symphonies et sept ouvertures remarquables. »
« Notre artiste phare Julia Wolfe vous emmène dans les mines de charbon de Pennsylvanie, près de la petite ville où elle a grandi, un lieu que la compositrice a longtemps considéré comme le Far West. Dans l’œuvre poignante Anthracite Fields, elle rend hommage aux mineurs et à leurs familles qui, pendant des décennies, ont littéralement alimenté la richesse des États-Unis au détriment de leur propre santé. Comme dans plusieurs de ses œuvres, Wolfe évoque une tranche de l’histoire américaine qui ne figure pas dans les manuels scolaires ou qui n’est pas entrée dans la mémoire collective. Dans cette œuvre captivante pour chœur et ensemble amplifié, le Vlaams Radiokoor et Bart Van Reyn s’associent à Bang on a Can All-Stars, pour qui Wolfe a écrit l’œuvre en 2014. Ensemble, ils prouvent que toutes les louanges qui leur sont adressées et le prestigieux prix Pulitzer sont largement mérités. »
Le mardi 19 mai à 20h00, six pianistes s’uniront pour donner un concert au programme exceptionnel, dont une création pour douze mains de Julia Wolfe intitulée my lips from speaking, à la Salle Henry Le Bœuf, rue Ravenstein 23 – 1000 Bruxelles.
« Entendre six pianos simultanément ? Cela ne se produit pas tous les jours. Six pianistes d’exception s’unissent dans une interprétation hypnotique de Six Pianos de Steve Reich. Dans ce classique du minimalisme, les pianistes commencent à l’unisson, puis les motifs rythmiques s’éloignent lentement les uns des autres. Notre compositrice phare Julia Wolfe a également écrit une œuvre pour 12 mains, inspirée par les premières mesures emblématiques de Think, le tube d’Aretha Franklin dans les années 1960. Dans Gay Guerilla,Julius Eastman fait référence au choral de Bach Ein feste Burg ist unser Gott et mêle la minimal music à la puissance de son identité sexuelle, ce qui génère une composition séduisante. »
« Musiques Nouvelles fait résonner les sonorités contemporaines dans toute leur richesse et leur audace. L’ensemble stimule la création en passant commande, chaque année, à des artistes novateurs qui enrichissent le répertoire de compositions inédites. Cette édition met en lumière les œuvres originales de Qoutayba Neaimi, Grażyna Bienkowski, Danielle Baas, Pierre Risopoulos et Lukas Ligeti. »
« Pour ce concert intimiste au Music Village Jazz Club, la chanteuse de jazz britanno-australienne Hetty Kate a invité deux musiciens de renom à la rejoindre : le pianiste Wajdi Riahi et le contrebassiste Victor Foulon.
En revisitant ensemble des classiques ainsi que des perles rares des époques du swing, du cool jazz et du bebop, ce trio vous fera découvrir tout le plaisir de la formule du trio de jazz : une simplicité qui permet à chaque musicien — et surtout à chaque chanson — de révéler tout son éclat. »
Le samedi 02 mai à partir de 18h30, l’artiste pop ML présentera son nouvel album au Botanique lors d’un concert à la Rotonde. La première partie sera assurée par l’artiste DC Lou.
« Après deux EP sortis consécutivement (Changé en 2022 et Ailleurs n’existe pas en 2023), ML poursuit sa lancée avec un premier album, « Tout bas ». Dans ce dix-titres sensible et intime, la chanteuse bruxelloise affirme un style plus folk, bedroom pop et poétique qui semble lui coller à la peau. Sans artifice, elle y raconte les chagrins que l’on tait, les mains qui se serrent. Mais aussi les amitiés qui portent, l’élan vital, l’amour qui console. Avec simplicité et élégance, elle chante ce qui la pèse pour s’alléger le cœur. Dans son univers, on retrouve un peu de Julia Jacklin, Big Thief, Françoise Hardy ou Faye Webster. »
« Nouveau visage de la scène alternative bruxelloise, DC Lou grimpe sur son skateboard et trace sa propre route : un itinéraire alternatif, guidé par l’instinct et l’émotion. Accompagnée de ses trois compères, l’autrice-compositrice-interprète navigue entre alt-pop et indie rock. Au menu : des guitares pleines de chorus, des synthétiseurs célestes et des paroles imagées, le tout enrobé d’une bonne dose de nostalgie. Écrites à Londres et enregistrées à Bruxelles, ses chansons parlent de transition, de passage, de tempête et d’éclaircie, tout en apportant un soupçon de joie à celles et ceux qui les écoutent.
Le premier EP de DC Lou, Météores, est paru à l’automne 2025. À travers six morceaux de dream pop en anglais et en français, l’artiste explore avec sensibilité les questions d’identité, d’amitié, d’amour et d’ancrage. Véritable album souvenir, Météores cristallise les détails du quotidien mais aussi les grandes périodes de transition, qui éclairent et façonnent le parcours intime de DC Lou. »
« Small Big Band, Big Ideas est une nouvelle initiative qui se veut être un espace inclusif pour les personnes minorisées et invisibilisées de la scène Jazz. C’est un laboratoire qui réunit des artistes d’horizons variés dans lequel ielles se partagent leurs compétences, leurs opinions et leurs esthétiques. Le groupe présentera plusieurs morceaux de genres différents, mais tous gravitant autour du Jazz. Ce premier concert est un try out qui permettra au projet de se developper davantage dans les prochains mois. Si vous désirez assister à un projet musical et politique en pleine émergence qui associe idées et recherches musicales, venez nombreuses et nombreux soutenir avec vos oreilles et vos cris déchaînés ce regroupement d’artistes talentueuxses. »
Le mercredi 13 mai à 20h30 aura lieu un concert à Bozar du quintette jazz Synestet, dirigé par la clarinettiste et compositrice Hélène Duret, au Studio, rue Ravenstein 23 – 1000 Bruxelles.
« Le quintette franco-belge Synestet est synonyme d’éveil des sens : il estime que le son va bien au-delà de lui-même et s’attache à dessiner des textures tangibles de formes, de couleurs et d’odeurs. Dirigés par la clarinettiste française Hélène Duret, qui signe également la plupart des compositions, les cinq musiciens improvisent avec une attention totale portée à chacun. Simplicité et inventivité vont de pair dans la musique de Synestet, qui s’épanouit au carrefour d’influences telles qu’Ornette Coleman, Duke Ellington et Jakob Bro. À la demande de Bozar, le quintette rencontre le tromboniste primé Nils Wogram. »
« La Groovista, ce sont six percussionnistes qui partagent leur énergie, leur folie et leur joie. Cette meute passionnée de chants et de rythmes compose et puise son inspiration principalement dans les cultures afrocubaines, brésiliennes, béninoises, latinos et créoles. Elles transmettent la beauté d’un héritage musical intense et incarnent un féminisme déterminé. « A travers ses arrangements personnels, elle s’approprie les rythmes de transe habituellement joués par les hommes et mélange ainsi tradition et innovation pour un résultat subtil et puissant. »
Le mercredi 20 mai à 20h15, la harpiste et compositrice jazz Brandee Younger présentera son dernier album Gadabout Season lors d’un concert au Studio 4 à Flagey.
« Harpiste, compositrice et improvisatrice hors pair, Brandee Younger est la première femme noire à avoir été nommée aux Grammy pour une composition instrumentale. Lauréate d’un NAACP Image Award, elle présente à Flagey son nouvel album Gadabout Season, une œuvre introspective, audacieuse et profondément personnelle. Plus cérébrale et expérimentale, sa musique mêle jazz, soul et hip-hop pimentés d’une touche futuriste. « Aucune harpiste jusqu’ici n’a su réunir toutes les traditions modernes de la harpe — de Salzedo à Dorothy Ashby et Alice Coltrane — avec autant de force, de grâce et de dévouement », écrit le New York Times. »
Brandee Younger – Harpe
Rashaan Carter – Basse
Allan Mednard – Batterie
Le dimanche 24 mai à partir de 14h, une brochette d’artistes se partageront les scènes de l’Orangerie, du Musée et de la Fontaine au Botanique, pour une après-midi & soirée de concerts.
Artistes : Solann · Flora Fishbach · Papooz · Léonie Pernet · Camille Yembe · Noor · Nilusi · Les Louanges · Blasé · Max Baby · Isaac · Gildaa · Pyo · 4nouki · Cazaar
Solann
« Solann dévoile Si on sombre ce sera beau (promis), l’édition augmentée de son album sorti en janvier 2025. Cette version inclut sept titres exclusifs, parmi lesquels Thelma et Louise en collaboration avec Yoa et Parfois avec November Ultra.
Le public découvre Solann en janvier 2024 grâce à la sortie remarquée de son premier EP Monstrueuse, porté par le titre Rome. L’engouement se confirme avec son premier album Si on sombre ce sera beau, paru en janvier 2025, salué autant par les médias que par le public et sur les scènes de France. Propulsée par son single Rome, certifié single d’or, elle s’impose comme l’une des grandes révélations de l’année 2025. Aux Victoires de la Musique, elle décroche trois nominations prestigieuses — Révélation féminine, Révélation scène et Chanson de l’année — avant de remporter le titre de Révélation féminine. Elle célèbre ensuite un Olympia à guichet fermé et annonce son premier Zénith de Paris, prévu le 25 mars 2026. »
Flora Fishbach
« Flora Fishbach revient avec un nouveau disque, une nouvelle tournée et une ambition claire : se réinventer. D’ailleurs, appelez-la désormais par son prénom Flora – la face intime et sans fard de Fishbach. Fini la noirceur, la tristesse et les abysses : elle a rangé le corbeau d’Edgar Allan Poe pour libérer le condor des Mystérieuses Cités d’Or.
La suite de ses aventures s’annonce intense, solaire et follement vivante. Elle proposera un live magnétique, portée par une nouvelle formule scénique, repensée comme un espace de liberté totale. Voix célestes, rythmes pulsés et sueur lumineuse se mêleront dans un dancefloor baroque et flamboyant. Le style ? Il restera inclassable. C’est le style Flora Fishbach. »
Le mardi 26 mai à 20h00 aura lieu au Sounds Jazz Club un concert de MPLI, dans le cadre du WOMUFE.
« MPLI est une autrice-compositrice-interprète belge à l’univers pop francophone métissé et hybride. Nourrie par des influences culturelles multiples, elle façonne une musique sensible et incarnée, où l’intime rencontre des sonorités plurielles et une interprétation profondément sincère. »
Rédaction de l’article – Sonia Lardy Compilation des concerts – Amélie Georges et Aimie Marfaing
* À propos de l’appellation « musique globale »:
« Pendant longtemps, le terme musique du monde (world music) a servi à regrouper les musiques issues de traditions non occidentales. Bien qu’il ait permis à certaines expressions culturelles d’émerger sur la scène internationale, il a aussi été critiqué pour son caractère flou et son regard souvent « exotisant ». Cette appellation avait tendance à enfermer des artistes dans une catégorie unique, peu représentative de la richesse et de la diversité réelle de leurs propositions artistiques.
Aujourd’hui, les frontières musicales sont devenues plus perméables. Grâce aux migrations, aux nouvelles technologies et aux réseaux globaux de création, les œuvres musicales se nourrissent d’influences multiples, sans pour autant renier leurs racines. Le terme musique globale reflète cette transformation : il désigne une musique à la fois ancrée dans une culture et tournée vers l’échange, qui navigue librement entre les genres, les langues et les traditions. Elle ne cherche pas à “fusionner pour fusionner”, mais à exprimer la complexité d’identités plurielles.
Utiliser l’expression musique globale, c’est adopter une posture plus respectueuse du parcours des artistes. Ce terme ne réduit pas leur travail à une esthétique locale ou folklorique, mais reconnaît leur rôle actif dans la création musicale contemporaine. Il valorise la capacité de dialoguer avec le monde tout en restant fidèle à une vision artistique unique. Ce changement de regard permet aussi de mieux comprendre les intentions des créateurs, au-delà des catégories culturelles simplifiées. »
Les membres de Compositrix vous proposent une sélection de concerts à Bruxelles autour de compositrices classique et jazz, en passant par la musique latine, globale* et contemporaine.
Le jeudi 02 avril à 12h30, Toon Fret et Veronika Iltchenko vous proposent leur récital « C’est la fête » autour des pièces de Claude Debussy, Mel Bonis et Béla Bartók pour flûte et piano au Musée des Instruments de Musique (MIM).
Le mercredi 08 avril à 20h00, le Fieri Consort (ensemble vocal londonien) jouera son projet « Freeing the Muse » à la Chapelle Protestante, place du Musée, 1000 Bruxelles. Au programme, de la musique ancienne avec des œuvres choisies de Maddalena Casulana, Giulio Caccini, Raffaella Aleotti, Luzzasco Luzzaschi, Francesca Caccini etc…
Direction musicale : Hannah Ely
« Dans son premier concert à Bozar, l’ensemble vocal londonien Fieri Consort explore les idéaux de beauté de la Renaissance d’un point de vue féminin. À travers des solos et des madrigaux à cinq voix de Maddalena Casulana, Raphaella Aleotti et Francesca Caccini, il montre que les femmes du XVIIe siècle n’étaient pas seulement les muses des artistes masculins. »
Le vendredi 10 avril à 20h00, le Trio Jenlis vous propose un concert à l’Atelier Marcel Astir autour du Clair de lune de Claude Debussy, de la Sonate pour violon et violoncelle de Maurice Ravel et du Trio pour violon, violoncelle et harpe de Henriette Renié.
Le mardi 14 avril à 19h, le Chœur d’enfants (Maîtrise de l’OnR) et la Flagey Academy, dirigés par Frédérique Autret et Zeno Popescu, et accompagnés par Nina Sené au piano, vous proposent un concert intitulé « Quand les mots chantent et les notes parlent » à Flagey. Au programme, un florilège de pièces, dont Quand l’alouette a chanté d’Isabelle Aboulker et Marie-Claire Saindon dans Yksi, kaksi, kolma Neljä : Le monde entier rugit.
Le samedi 18 avril à 20h00, la violoncelliste Maaike Organe et la pianiste et compositrice Veerle Pollet/Paulette Verlée vous proposent un concert à Art Base autour des compositions pour violoncelle et piano de cette dernière.
« Dans ses compositions, [Paulette Verlée] associe le piano, avec ou sans cordes, à des éléments électroniques subtils, cherchant toujours à toucher l’auditeur en se concentrant sur l’essence musicale. Pas de grands effets, pas de surenchère — simplement la simplicité d’une musique belle et sincère.
Pour ce concert, Paulette se déconnecte entièrement de l’électronique. Aux côtés de sa violoncelliste de longue date, Maaike Organe, elle revient à une forme musicale des plus épurées, proposant une performance entièrement acoustique. Sa musique est régulièrement diffusée sur Klara, Radio 1 et La Première. »
Le vendredi 24 avril à 20h15, le Brussels Philharmonic vous propose un programme mêlant la musique de Joan Tower, Camille Pépin et Igor Stravinsky, sous la baguette de Ben Glassberg, au Studio 4 à Flagey.
« Des arbres majestueux aux eaux murmurantes, jusqu’à l’agitation d’une foire populaire : trois œuvres où l’orchestre respire, scintille et éclate en mille couleurs sonores.
Sequoia de Joan Tower ouvre la soirée avec une énergie brute. Comme l’arbre géant dont elle porte le nom, l’œuvre grandit en force et en densité — une pulsation continue de rythme et de matière sonore.
Dans Les Eaux célestes, Camille Pépin fait de l’orchestre un souffle de lumière et d’air. Sa musique, fluide et étincelante, déploie un univers à la fois fragile et lumineux, raffiné et vibrant.
Après la pause, place à Pétrouchka de Stravinsky : un ballet en quatre tableaux, vif et mordant. Une foire animée, trois marionnettes, un destin tragique — et un orchestre qui danse, claque, tourbillonne et chante avec fougue. »
Le samedi 04 avril à 20h00, la compositrice et pianiste Amina Figarova vous propose avec son groupe des extraits de son nouvel album » Flying High above » à The Music Village.
Amina Figarova – Piano (USA/Azerbaijan)
Bart Platteau – Flûtes (USA/Belgium)
Yasek Manzano – Trompette (Cuba)
Jeroen Vierdag – Basse (Netherlands)
Ferenc Nemeth – Percussions (USA)
« Originaire d’Azerbaïdjan, Amina Figarova, aujourd’hui basée à New York, est une compositrice, pianiste et cheffe d’orchestre reconnue et influencée par des cultures du monde entier. Ces trois facettes s’expriment pleinement au sein de ses sextets, des formations à la remarquable alchimie qui donnent vie à ses arrangements riches et minutieux.
Chaque musicien du groupe se distingue par son excellence individuelle, mais c’est leur engagement envers les compositions éclectiques et puissantes de Figarova qui confère à l’ensemble sa profondeur émotionnelle et son statut d’exception. Le Amina Figarova Sextet a notamment rencontré un grand succès dans des festivals prestigieux tels que le Newport Jazz Festival et le New Orleans Jazz & Heritage Festival.
Pour ce concert, nous aurons le plaisir d’accueillir un invité spécial venu de Cuba, Yasek Manzano, et interpréterons en exclusivité de nouvelles compositions issues du prochain album d’Amina, Flying High Above. »
« Ce trio vocal de Bruxelles, à la complicité désarmante, offre un moment suspendu entre swing, jazz et clins d’œil au classique. A cappella, sans artifice, elles charment le public en moins de trois harmonies. »
« Between Whispers est un projet de jazz vocal où les voix se frôlent, se surprennent et se rencontrent. Barbara Wiernik et Sarah Klenes y explorent une manière de chanter fondée sur l’écoute, l’improvisation et le souffle partagé. Elles sont accompagnées par des instrumentistes remarquables, complices d’un dialogue libre, sensible et inventif. Ensemble, ils dessinent des paysages sonores en constante évolution, ouvrent des espaces et tracent des lignes inattendues. »
« À travers un voyage poétique et festif, Dendêfonik est une proposition musicale portée par la contrebassiste et Chanteuse Alice Leal Loparic. Ce projet explore la richesse des rythmes brésiliens et de son vaste répertoire dans une volonté de représenter les femmes et minorités de genre, leur force et leur puissance. »
Le dimanche 19 avril à 11h00, la violoncelliste et compositrice Adèle Viret et l’accordéoniste João Barradas vous proposent un Concert Croissant autour des pièces de la compositrice, à BOZAR, HLB Stage, rue Ravenstein 23, 1000 Bruxelles.
« La violoncelliste française Adèle Viret vous invite dans l’univers de ses compositions inspirées de multiples esthétiques musicales. Formée au classique à Montreuil et Bruxelles, la jeune musicienne s’affirme très vite sur les scènes de musiques improvisées, jazz et globales. Bercée depuis toute petite par la musique de son père Jean-Philippe Viret, compositeur et contrebassiste de jazz, elle développe très jeune un sens de l’improvisation et de la composition. En 2024, elle réunit ses pièces envoûtantes sur son premier disque, Close to the Water (Lézards Inouïs), enregistré avec l’Adèle Viret Quartet (Oscar Viret – trompette, Wajdi Riahi – piano, Pierre Hurty – batterie), lauréat de l’Euroradio Jazz Competition 2024. La jeune musicienne côtoie déjà sur scène des personnalités telles que Magic Malik, B.C. Manjunath, Isabel Sörling, Amir Elsaffar, ou encore le trio Aka Moon. À Bozar, Adèle Viret est invitée pour un duo inédit avec le célèbre accordéoniste João Barradas, que nous avons le plaisir de retrouver. »
Le mardi 21 avril à 20h30, un concert gratuit vous est proposé par le Alessia Squarcella Quartet à The Music Village.
Alessia Squarcella – Voix & compositions
Giacomo Tabacco – Guitare
Francesco Marchetti – Contrebasse
John De Martino – Percussions
« Mêlant jazz modal, mélodies méditerranéennes et influences classiques à la poésie, Alessia Squarcella et son quartet racontent une histoire de découverte de soi, de profondeur émotionnelle et de malaise générationnel.
Des compositions originales s’entrelacent avec des standards de jazz revisités, des chansons issues du bassin méditerranéen et des pièces classiques, formant une mosaïque de tradition, d’espoir et de nostalgie. »
Le mardi 28 avril à 20h00 aura lieu au Sounds Jazz Club un concert de NIÑA MALEZA, dans le cadre du WOMUFE.
« Trois femmes qui se mêlent en mélodies harmonieuses, accompagnées de charango, de violon et de guitare. NIÑA MALEZA crée une musique inspirée du folklore latino-américain. Notre nom représente : nous sommes comme des plantes indomptables qui poussent là où elles le souhaitent, fertilisent leur terre et résistent. »
Rédaction de l’article – Sonia Lardy Compilation des concerts – Amélie Georges et Aimie Marfaing
* À propos de l’appellation « musique globale »:
« Pendant longtemps, le terme musique du monde (world music) a servi à regrouper les musiques issues de traditions non occidentales. Bien qu’il ait permis à certaines expressions culturelles d’émerger sur la scène internationale, il a aussi été critiqué pour son caractère flou et son regard souvent « exotisant ». Cette appellation avait tendance à enfermer des artistes dans une catégorie unique, peu représentative de la richesse et de la diversité réelle de leurs propositions artistiques.
Aujourd’hui, les frontières musicales sont devenues plus perméables. Grâce aux migrations, aux nouvelles technologies et aux réseaux globaux de création, les œuvres musicales se nourrissent d’influences multiples, sans pour autant renier leurs racines. Le terme musique globale reflète cette transformation : il désigne une musique à la fois ancrée dans une culture et tournée vers l’échange, qui navigue librement entre les genres, les langues et les traditions. Elle ne cherche pas à “fusionner pour fusionner”, mais à exprimer la complexité d’identités plurielles.
Utiliser l’expression musique globale, c’est adopter une posture plus respectueuse du parcours des artistes. Ce terme ne réduit pas leur travail à une esthétique locale ou folklorique, mais reconnaît leur rôle actif dans la création musicale contemporaine. Il valorise la capacité de dialoguer avec le monde tout en restant fidèle à une vision artistique unique. Ce changement de regard permet aussi de mieux comprendre les intentions des créateurs, au-delà des catégories culturelles simplifiées. »