Collectif Medusa – Vincent Bruyninckx – COLLINE
Jeudi 9 octobre 2025, Cellule 133A
Comme chaque année, le Musique Femmes Festival mêle musique classique, jazz et musique populaire dans le même concert. Portée par des musiciens à découvrir absolument, cette soirée musicale en trois partie fût aussi intense qu’originale.
Collectif Medusa
Sonia Lardy et Quentin Meurisse
C’est lors d’une collaboration entre le Trio Erämaa et la chanteuse autour d’un récital de musique contemporaine que Sonia et Quentin se sont rencontrés.
Il leur est ensuite venu l’idée de monter un projet axé sur des compositrices d’hier et d’aujourd’hui, leur intérêt commun pour la visibilité de ces répertoires les amenant à monter leur premier récital “in my room”, autour des compositrices Amy Beach, Rebecca Clarke et Fanny Libert.
Plutôt que de fonder un duo, les musicien.ne.s ont préféré opter pour un ensemble à géométrie variable sous forme de collectif, afin de favoriser les partenariats avec d’autres musicien.ne.s, compositeur.rice.s et artistes, tout en leur permettant d’explorer différentes formes autour du piano et de la voix.

In my room
Première compositrice américaine ayant connu un succès à grande échelle, Amy Beach (1867-1944) est notamment célèbre pour sa Symphonie gaélique, qui est la première symphonie ayant été composée et publiée par une femme américaine. Sa musique vocale étant abondante et d’une grande finesse, la sélection proposée aborde les thèmes de l’amour, de la nature et de la séparation, avec des poètes tels que Alfred Tennyson, J. L. Stoddard, ou encore les textes du mari de la compositrice.
« I always feel a thrill of pride myself whenever I hear a fine work by any of us, and as such you will have to be counted in, whether you [like it] or not – one of the boys. »
Un collègue d’Amy Beach, enchanté par la première représentation de sa symphonie Gaélique. La compositrice fait partie du cercle fermé des compositeurs de Boston.
Rebecca Clarke (1886-1979) est considérée comme l’une des compositrices les plus importantes du Royaume-Uni de l’entre-deux-guerres. Connue surtout pour ses œuvres de musique de chambre avec alto, ses compositions pour voix sont de véritables bijoux méconnus de nos contemporains. Écrivant sur des textes surprenants, les sujets varient de la romance inaboutie à la mort tragique d’une protagoniste, en passant par des mythes et légendes, ainsi que par des scènes plus classiques de la vie quotidienne, avec des poètes tels que W. B. Yeats, A. E. Housman ou encore John Masefield.
Ayant à cœur d’intégrer de la musique de création dans leur programme, le collectif a fait une commande de cycle à la jeune compositrice et pianiste belge Fanny Libert (2000), lauréate du Prix André Souris 2023. L’œuvre est écrite sur différents textes d’Emily Dickinson (1830-1886), poétesse américaine ayant vécu en réclusion totale pendant les vingt dernières années de sa vie.
La jeune compositrice nous a fait l’honneur de sa présence.

Hommage à Carla Bley
Vincent Bruyninckx
Vincent Bruyninckx étudie le piano classique avec Véronique Moureaux et le jazz avec Thierry Smets, Nathalie Loriers puis dans la classe d’Eric Legnini au Conservatoire royal de Bruxelles, et complète son cursus avec des cours et stages d’analyse musicale, composition, musique de chambre et improvisation.
On le voit sur la scène du jazz belge et internationale, accompagnant notamment le projet Tribute to Toots Thielemans, Fred Delplancq, Laurent Doumont, le Jazz Station Big Band, Stéphane Mercier, le Brussels Jazz Orchestra, Fabrice Alleman avec l’Orchestre de Chambre de Liège.…
Il enseigne actuellement le jazz aux côtés d’Eric Legnini et l’acoustique au Conservatoire Royal de Bruxelles.

Pianiste autodidacte, Carla Bley fréquente très tôt le milieu du jazz new-yorkais, travaillant dans les vestiaires des clubs de jazz pour écouter le plus de musique possible. Marquée par le freejazz, elle a une carrière très prolifique. Elle compose un opéra de deux heures « Escalators over the hill », plusieurs morceaux qui deviennent des standards de jazz comme « Ida Lupino » ou « Sing Me Soflty Of the Blues »… Elle fonde plusieurs big band et trios, collabore avec de nombreux musiciens de jazz, elle compose et arrange notamment pour le Liberation Music Orchestra de Charlie Haden et compose la musique du film « Mortelle Randonnée » de Claude Miller (1983).
COLLINE
« Échos existentiels sur notes douces et légères (chanson à texte) »

« Se visiter soi-même le temps d’un concert, c’est ce à quoi vous invite COLLINE en interprétant des chansons issues d’un dialogue entre son monde intérieur et notre réalité toujours plus crue. Sur votre gauche, vous pouvez apercevoir l’allégresse d’une perspective libératrice (se casser en Roulotte), ainsi que la nostalgie de l’enchantement de l’enfance (petite magie). En se levant, vos yeux rencontreront Peut-être une envie de croire que l’avenir est beau ; et si les larmes vous montent, ce sera soit par émotion, soit à cause des Oignons découpés en chemin…
La voix est douce, tantôt chantée tantôt slamée ou déclamée. Un violon-alto est en place près du micro, prêt à prendre le relais des cordes vocales. COLLINE n’est pas seule sur scène : piano, contrebasse et percussion sont maîtrisées par des musiciennes de talent et colorent en jazz, en folk et en pop le style éclectique des chansons. Le public lui-même se retrouvera complice et donnera parfois de la voix, enrichissant cet univers musical par la beauté du collectif… »
Voix, alto, compositions : COLLINE
Piano et violon : Julien Gillain
Contrebasse : Marta Soares
Batterie : Zoïa Tescher
Concert organisé en partenariat avec les Concerts Escapades (le CRIT asbl l’Equipe). Avec le soutien de Musiq3, MG Concerts et le service égalité des chances de la commune de St-Gilles.
















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